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Chroniques d’un anthropologue au Japon. Episode 73

Publié le 19 août 2024 par Antropologia

Endless love. L’amour infini

 C’est le titre d’un disque de Lionel Richie, qu’un étudiant âgé, n’ayant plus de platine, m’avait offert. C’est aussi et surtout, le titre du film dont est tiré le disque en question, sorti en 1981 et réalisé par Zeffirelli. Et, je m’en rends compte assez tard, dans lequel joue la belle Brooks Shields. Pretty Baby, Blue Lagoon, et maintenant Endless love. Un film que je ne pouvais donc manquer de voir.

Problème pourtant. Le film est assez méconnu hors du Japon, et souvent relégué au rang de love story de seconde zone. Netflix semble aussi en avoir fait une série récemment. Ce qui rend le film de 1981 assez difficile d’accès, car aucune édition correcte ne semble avoir vu le jour en VHS, DVD ou Laserdisc. On peut soit voir le film en analogue mais tronqué sur les côtés pour correspondre au format 4/3 de nos vieilles télévisions, soit se procurer une version numérisée en DVD, avec une couverture mal désignée. J’ai finalement opté pour une VHS américaine, pour le design, sur laquelle j’ai réenregistré le film en 16/9. 

Je ne m’attendais pas, en lançant la cassette vidéo, à regarder autre chose qu’une guimauve romantique, prétexte au reluquage de la jeune actrice américaine. Quelle surprise alors de voir que le film parle en fait assez bien de problèmes sociaux pas si faciles à traiter. L’impossibilité pour des jeunes de vivre normalement en couple, avant d’atteindre un âge et un niveau d’étude que la société estime convenables. L’engagement dans une carrière déviante. Les débordements du système de prise en charge psychiatrique. 

Et puis j’ai été très content de voir apparaître à l’écran un autre acteur que j’apprécie, James Spader, dans un de ses premiers rôles.

Rémi Brun


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