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La Deûle n’est pas veûle

Publié le 27 juillet 2008 par Fbaillot

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On a beau chercher, même avec beaucoup d’imagination, Templemars n’est vraiment pas une ville d’eau !

En revanche, en quelques coups de pédale, nous voici au bord de la Deûle. Elle en a entendu des commentaires acerbes cette douce rivière qui prend son essor à Souchez et se jette dans la Lys à Deûlémont : dépôtoir, pollution flottante, machine à odeurs pestilentielles, j’en passe… Elle a même à une époque été considérée comme le cours d’eau le plus pollué du monde.

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Ce matin, à en juger par le nombre de hérons et de cormorans sur les berges, sûr il y avait du poisson. La Deûle vit, ou revit.

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Je vous suggère une petite promenade cycliste toute plate, au départ de Templemars, qui vous étonnera. Vous vous rendez d’abord vers Mosaic, par Noyelles-lez-Seclin par exemple. Vous enjambez le pont sur le canal et tournez tout de suite à gauche. Vous descendez immédiatement sur les berges et vous voilà installé pour une longue promenade parfaitement plane, au cours de laquelle les surprises ne manqueront pas. Méfiez-vous des nombreux pêcheurs, qui font en principe attention à leurs interminables gaules, mais certains débutants oublient parfois de parer à droite et à gauche… Vous croiserez, ou doublerez force vélos plus ou moins équipés, des joggeurs grands ou petits. Vous doublerez d’énormes convois fluviaux, de magnifiques bateaux de plaisance, de fragiles esquifs d’aviron, toutes sortes d’embarcations. J’ai notamment admiré ce matin une péniche anglaise, impeccablement peinte, joliment fleurie, habitée et barrée par un couple de retraités. Me demande encore comment ils ont traversé le Channel !

En maints endroits, on se prend à rêver d’une guinguette au bord de l’eau, où l’on pourrait venir déguster une friture accompagnée d’une bière mousseuse pour rester ch’ti, en musique pourquoi pas ? Mais pourquoi personne n’a encore eu cette idée lumineuse ?

A Don, il vous faudra changer de rive, longer l’écluse clapotante, et reprendre la route sur des chemins de halage qui ont perdu leur vocation, mais y ont gagné un bitume impeccable. Des barrières interdisent régulièrement l’accès des voitures, mais les Voies navigables de France admettent avec beaucoup de mansuétude piétons et cyclistes.

Les communes riveraines ont certainement pris note du succès du parc de la Deûle, et toute la zone voit se profiler des zones de loisirs qui remplacent souvent agréablement les friches industrielles. Le redoutable site de Nitro-chimie à Wingles en est par exemple une bien belle illustration. La promenade peut se prolonger fort longtemps, en fonction de ce qu’il vous reste de forces (attention il faut encore revenir jusqu’à vos bases), de la température ambiante (l’atmosphère des berges est saturée en humidité, la respiration peut s’en ressentir). Pour ma part, je vous conseille de revenir par Oignies et Carvin (la boucle doit représenter une quarantaine de kilomètres), à moins que vous ne vouliez prouver à quelqu’un que vous en avez sous la pédale, ce qui peut vous amener à pousser une pointe vers notre seule colline, celle de Mons-en-Pévêle : un “coup de cul” (légère élévation qui nécessite de lever les fesses de la selle) vous diraient les coursiers du tour de France qui l’ont déjà empruntée.

J’ai emprunté les quelques illustrations de ce “post” au très beau portfolio de Roger Fournier que je vous recommande


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