Comment convaincre un public de sortir pour un spectacle ?
N’étant pas producteur mais auteur du libretto, des dialogues et des textes du Conte musical « La Clairière enchantée », je peux suivre objectivement les cheminements compliqués de sa création (et de la recherche d’un large public).
En saluant et remerciant les efforts de mise en avant et la couverture médiatique (émissions radio, télé, presse, interviews, etc.), j’ignore si c’est suffisant en cette nouvelle époque de média et de communication, où tous les codes ont changé.
Tout d’abord, c’est une production belge, par conviction, mais donc avec des moyens moins importants : Pas de longue campagne de diffusion des chansons (système de programmation et dispersion des réseaux) et les premières images ne sont filmées qu’une quinzaine de jours avant (impossible de mobiliser les équipes plus longtemps).
Ce qui veut dire qu’on réserve ses places un peu à l’aveuglette, en faisant confiance. Le bouche à oreille ne fonctionnera qu’aux premières représentations justement et la presse aussi (sur le contenu). La musique et les arrangements de Henri Seroka (talentueux professionnel qui a fait ses preuves) sont merveilleux. (La Clairière enchantée est disponible sur les plateformes musicales) Les artistes, les danseurs, les costumes, les décors, la mise en scène, tout concourt à l’âme de ce conte familial.
Mais on ne peut que dire au futur public que le risque minime d’être déçu sera compensé par le bonheur d’avoir contribué au démarrage d’une belle, originale création artistique qui pourrait avoir grâce à ces premiers pas un grand retentissement : autres dates, exportations, traductions etc. Vous pourrez vous dire que vous y êtes pour quelque chose, que vous avez fait votre part, et vous goûterez à la satisfaction d’être un pourvoyeur de bonheur !
la Clairière enchantée
