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Geometry Wars 2 - La mort y est si douce

Publié le 28 août 2008 par Gameup

Geometry Wars 2 est un ange, une perle. Pas forcément pour tout le monde. C’est un shooter bourrin, épileptique et addictif. Et ces trois qualificatifs vous excitent, Geometry Wars 2 risque de vous gratter exactement là où tous les autres shooters n’ont fait que vous effleurer.
 

Geometry Wars 2 reprend le gameplay du premier opus, et le sur-exploite au point de reléguer son ancêtre au rang d’écran de veille interactif. Alors je pourrais vous bassiner pendant des heures (enfin peut etre pas non plus, il est tard et il faut que je dorme) à détailler les modes de jeu proposés, les options multijoueurs, les achievements. Tout ce qui fait de Geometry Wars 2 un bon, un très bon jeu. Mais si Geometry Wars 2 signifie autant pour moi, c’est pour une toute autre raison …

Je m’explique.

Les SHMUPs ont cette capacité magnifique à réunir tous les joueurs dans l’épreuve d’une même sensation, j’ai nommé l’échec. Personne n’y coupe, bons ou mauvais : dans un SHMUP il faut mourir, et souvent. Et chaque fois, CHAQUE fois, contemplant le “PRESS START TO CONTINUE”, la vraie question enflamme le cerveau dérangé du joueur : “CONTINUE ou RESTART ? ” …

Imaginez vous perdre la moitié de vos vies pendant les 2 premières minutes d’un niveau. Clairement vos chances d’arriver devant le boss et de le battre, s’amenuisent. Allez hop, RESTART ! Vous ne croyiez quand même pas jouer pour vous détendre, rassurez-moi ?

Personnellement, je pose assez “consciemment” mes règles. Sur Do Don Pachi, interdiction de perdre une vie avant le troisieme niveau, sinon pouf, RESTART. Sur Ikaruga, j’opte pour une règle plus alternative, et encore plus stupide. J’ai beau ne pas jouer le “SCORE” (je m’estimerais deja heureux de finir le jeu avec 3-4 continues), je redemarre systematiquement ma partie si je n’arrive pas à maximiser le dit SCORE pendant l’intro du niveau 1. Donc, CONTINUE ? Non, ca ira merci.

“Jamais ! Plutôt mourrir !!” “Tu viens de mourrir” “Mouoh, c’est petit ca, très petit”

Avec de tels principes de jeu, il n’est pas rare que j’abandonne 5, 10, 20 fois de suite avant de faire une partie complète. Donc, en plus de devoir être skillé en évitage de missiles et autres pastilles menthos déféquées par l’ennemi, tout joueur de SHMUP se doit surtout de posseder des mad-skillz en RESTART. 

Le problème, c’est que c’est une fichue croisade de lancer un RESTART dans ces jeux de psychopathes !

Le tout récent Galaga Legions me force à chaque fois à repasser par le menu de démarrage du jeu, rechoisir mon mode de jeu, mon mode de tir, la couleur de mon maquillage et la marque de mon papier toilette, avant de me laisser enfin retourner poutrer du Galaga. Facilement 20 secondes à s’arracher les cheveux, les yeux révulsés. Mais au moins le jeu vous respecte un minimum en évitant de vous adresser la parole. Il a la politesse de ne pas vous forcer à enregistrer votre score de 12,8 points dans le hall of fame de votre memory card. A contrario, un certain Ikaruga mérite définitivement une sorte de prix Nobel de la compression de testicule. 

Ikaruga

Vous voyez, rien qu’à l’écran-titre on sent qu’il prépare un sale coup. Vous voyez, hein ?

Scène classique. Au bout de 30 secondes de jeu, moi et ma console …

Moi : “Grmmmm, j’ai un SCORE de merde …. grmmmm. Allez, Start, pouf, Exit”.
Ika : “ARE YOU SURE ?
Moi : “Ca fait vingt minutes que je fais QUE des RESTART, faut vraiment que je te fasse un dessin ?”

Puis, feu d’artifice du grand n’importe quoi.

Ika : “Veuillez patienter pendant la connexion au Xbox Live …
Moi : “… Ben voyons …”
Ika : “Veuillez Patienter …
Moi : “Et déjà pourquoi t’aurais besoin de te conn…”
Ika : “Félicitations, vous êtes actuellement classé 118 900 677 eme ! Désolé de vous avoir fait patienter si longtemps mais vous êtes tellement éloigné du score moyen que j’ai mis un temps fou à trouver votre place.

Mais surtout, Champagne !

Ika : “Voulez vous sauvegarder votre replay ?
Moi : “Non !”
Ika : “Oh vous êtes sûr, ca serait dommage de pas garder une trace de cette partie mémorable, non ?
Moi : “Enfoiré”

Ce jeu est l’incarnation même de la méchanceté, et probablement à l’origine d’une bonne partie des maux de l’univers. Et aussi à l’origine de du fond de raviolis calcinés au fond de ma casserole.

Mais alors débarque Geometry Wars 2.

Comme pour nous sauver de ces années passées en martyrs des mecaniques archaïques de ces jeux tortionnaires. Les menus sont d’une simplicité et d’une sobriété parfaite. Au moindre petit soucis, à la moindre sortie de route, la moindre douleur hémorroïdaire, j’appuie sur Start, j’atteins Exit. J’appuie avec délicatesse sur A, et bonheur, la partie reprend déjà. Aucune lenteur, aucun chargement. Avec l’habitude, on ne met pas plus 47 centièmes de seconde à redémarrer sa partie. On a l’impression que le jeu nous murmure à l’oreille “Tu es clairement dérangé du cerveau ami joueur, mais ne te fais pas de soucis, je fais comme si de rien n’était. Oublions ca, et reprends plutôt ta petite dose, je sais que tu aimes ca”. Ce jeu me comprend, enfin ! Je peux mourir en paix (et à la chaîne surtout).

Geometry Wars 2

Le Nirvana


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