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Témoignage d'un homme violent

Publié le 02 juin 2008 par Madelaine
La première fois qu'il a cogné une femme - sa compagne du moment, très amoureuse et "jalouse" de lui, assure-t-il -, Serge T., cadre supérieur dans l'industrie, en a tiré plaisir. "Le fait de taper sur elle, ça m'a vachement plu, ça a débloqué des trucs, ça m'a montré, insiste-t-il, que c'est pas dangereux pour moi de taper sur quelqu'un."
Son amie, "toute bleue" de coups, y a aussi trouvé son compte. Parole d'homme. "Avec moi, explique Serge T., elle vit le Prince charmant -moi-, accompagné d'amour impossible (...). L'autre jour, quand on s'est tapé dessus, elle m'a dit : j'en ai marre d'être malheureuse à cause de toi. Je lui ai dit : tu sais à quoi tu joues, c'est pas à cause de moi que tu es malheureuse, tu sais à qui tu as affaire. Et puis, je lui ai dit : de toute façon, tu aimes bien être malheureuse, ça te plaît (...). Elle aime bien ça, être malheureuse. Elle sait comment ça marche." Pour Serge T., le plaisir de cogner est devenu un besoin : "On est accro, quoi..."
Serge T s'est confié à la fin des années 1980 à Daniel Welzer-Lang, l'un des fondateurs du centre d'accueil pour hommes violents de Lyon - premier du genre en France - créé en novembre 1987. Ses confidences figurent en annexe d'un ouvrage du sociologue, Les Hommes violents, réédité en 1996 (Indigo & Côté femmes)

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