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Un bilan de l'été.

Publié le 01 septembre 2008 par Lisou
Chers explorers du mois de septembre, Ca y est, l’été est passé – certains ne sont d’ailleurs pas très sûrs qu’il soit vraiment venu mais bon. En tout cas, il est parti, c’est certain, parce que Paris est couverte de pubs pour cartables et que les libraires ont mis le nouveau Nothomb en vitrine. Si on réfléchit aux nouvelles marquantes de l’été, ça oscille un peu du « on devrait s’en taper » à « pas très réjouissant » : de PPDA qui se fait éjecter par une Laurence Ferrari trop propre que je préférais dans « Dimanche + » à notre Laure Manadou nationale qui se noie dans le grand bain, en passant par des menaces explicites de « retour à la guerre froide » de l’autre côté de l’Oural. Entre sport, people et géopolitique, où en est donc le monde du voyage ? Un des faits qui m’a marquée cet été, c’est un article du Herald Tribune qui pointe un phénomène auquel j’avais déjà été sensibilisée en Argentine. Je résume les faits : en gros, New-York est devenu une destination phare pour les Français, et nos amis Ricains vivent assez mal d’être devenu la Costa Brava des Européens, une destination low-cost parmi d’autres quoi. Le fait de voir leurs cousins européens dévaliser les Apple store et les boutiques de jeans ne fait que raviver leur irritation. Sur le coup, on rigole un peu en se disant qu’ils exagèrent un chouille ces habitants de la Grosse Pomme et que leur fierté est quand même mal placée de s’offusquer de notre venue en masse. Oui mais…. Lors de mon séjour en Argentine, certains Portenos m’ont expliqué qu’avant le crash de 2001, leur niveau de vie faisait qu’ils se baladaient en Amérique latine avec une aura certaine et un insolent pouvoir d’achat. Les jeunes de la classe moyenne en particulier allaient fêter leur fin d’étude au Brésil. Sauf que, sauf que…. La roue tourne et qu’après le crash de 2001, les Argentins ont du mal à partir en vacances, et le cours du Real, la devise brésilienne, explose. Bref, Voilà les Brésiliens à l’assaut de la night-life de la capitale argentine, un retournement de situation en 7 ans à peine qui, on l’imagine, peut être difficile à supporter pour l’ego. Sachant que les Argentins sont sympathiquement nommés les « Français de l’Amérique latine », je me demandais comment nous réagirions à un phénomène de ce type. Imaginons une horde de cars de Coréens et de Chinois dévaliser nos boutiques, booker tous nos spectacles à la mode et concerts branchés… Et nous dans l’impossibilité de visiter Séoul ou Pékin… Remise en question salvatrice, politique de l’autruche, exploitation de l’opportunité ou … on ne s’en remettrait jamais ??? Une question qui j’espère restera virtuelle, mais je vois une vertu à se la poser ; en outre, elle souligne le mérite des Argentins pour la manière dont ils ont avalé la pilule et relevé la tête. Pour finir ce message de rentrée, je ne résiste pas à une petite blagounette sur les Argentins : « comment un argentin se suicide-t-il ? » réponse : « En sautant du haut de son ego »…. Ahhhh, c’était ça le lien entre les Argentins et les Français, cette fameuse arrogance dont on nous parle dans pas mal d’endroits. Je vous épargne, je ne vais pas me lancer sur ce terrain mouvant, un futur post peut-être…. Allez, bonne rentrée !

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