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L'Amérique et le PS à taux zéro

Publié le 02 septembre 2008 par Nicolas J
Dimanche, l’Université d’été du Parti Socialiste s’est terminée dans la liesse ! Quel exemple pour tous, tous ces militants, ces ténors du parti, regroupés derrière celui qui représentera le parti aux prochaines présidentielles ! Quelle émotion à l’écoute de ces déclarations d’amour enflammées ! Quelle beauté, ces anciens numéros un, réunis sur la scène pour acclamer leur nouveau poulain !
Oups ! Je me suis trompé. Je ne voulais pas parler de l’Université d’Eté du PS mais de la « convention démocrate » qui a intronisé Obama ! Pour ce qui concerne le PS, j’avais juré de ne pas en parler sur le blog pour ne pas rentrer dans ces stérilités démobilisatrices et dévastatrices. Après réflexion (ça m’arrive), je pense finalement que Partageons mon avis a moins de zinfluence que les radios nationales et la presse quotidienne qui relaient ce matin les dernières escarmouches, les coups de gueule de Mélenchon, Peillon et d’autres…
Les socialos commencent à me les gonfler. Heureusement qu’on était le premier hier et qu’on a pu faire de jolis billets sur nos classements Wikio, ça occupe. Les blogs de gauche sont tellement dépités qu’on en a oublié de taper sur le gouvernement, sur le pas de deux entre Christine Lagarde et François Fillon et de la croissance, de nous moquer des polémiques diverses, comme le bouclier fiscal et la nouvelle taxe pour financer le RSA.
On a le droit à une par jour. Comme s’ils faisaient exprès. Si j’en crois ma radio ce matin, la prochaine est à propos du nouveau prêt à taux zéro pour financer des travaux d’isolation de la maison. La polémique d'aujourd'hui pourrait être : « faut-il conditionner l’octroi de ce prêt à des conditions de ressources ? ». Ma réponse est « oui » car il est hors de question que le pognon de l’état (qui n’en a déjà pas beaucoup) serve à refaire les fenêtres d’appartement haussmanniens pendant que les sous des proprios feront des petits dans je ne sais quel placement financier. Mais je vais laisser mes collègues blogueurs de gauche s’emparer du dossier et se moquer d’une des rares suites du Grenelle de l’Environnement. J’espère qu’ils n’oublieront pas !
Car je vais réellement faire un billet sur les USA, ce matin, pour me tenir éloigné de l’actualité politique Française. C’est une nouvelle entendue à la radio ce matin qui m’en donne l’envie. Deux nouvelles en fait.
La première est l’annonce de la nomination de la colistière de John McCain, Sarah Palin, ni l’autre d’ailleurs. J’ai l’image d’une espèce de père la morale quand je pense à McCain. Ce type me semble être un affreux évangéliste auprès duquel notre Philippe de Villiers national passerait pour un dangereux communiste. Hé bien, la petite dame cumule. D’une part, elle est impliquée dans une sombre histoire judiciaire. D’autre part, sa fille de 17 ans est enceinte jusqu’aux oreilles ce qui pourrait nous laisser penser qu’elle a copulé dans des conditions pas vraiment recommandées par McCain.
L’Amérique me laisse rêveur…
La deuxième concerne l’espèce d’ouragan, Gustave, Tatave pour les intimes, qui a fait évacuer deux millions de personnes alors qu’il n’était en fait à un ouragan que ce qu’est une chiure de mouche par rapport à une bouse de vache alcoolique.
L’Amérique me laisse rêveur…
Ainsi, la campagne pour la convention démocrate avait commencé par une empoignade féroce entre Hillary Clinton et Barack Obama, elle se termine dans une belle figure d’unité qui, je crois l’avoir déjà dit, pourrait servir d’exemple à un parti politique français de ma connaissance. Si je croise Madame Clinton, par exemple à la Comète ce soir, je vais lui faire la bise.
D’ailleurs, dans les bistros du Kremlin-Bicêtre comme dans beaucoup de blogs, on pense déjà qu’Obama a, au bas mot, une très forte chance de remporter l’élection. A la limite, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas qui il est, on ne sait pas ce qu’il a dans son programme. On sait juste qu’il représente l’espoir d’une nouvelle politique, l’espoir de sortir de huit ans de Bushisme va-t-en-guerre.
C’est probablement lui qu’il nous faut. Mais je ne sais pas s’il y arrivera. Je ne sais pas l’ambiance qui règne aux USA, si la presse Française ne nous enjolive pas un peu trop la situation. Depuis la dernière élection présidentielle là-bas, qui a vu la réélection de Georges Bush, j’ai une assez piètre image des électeurs américains. Pour moi, ces types sont obnubilés par leur sécurité et aiment bien partir en guerre sous ce prétexte mais détestent qu’on s’occupe de leurs affaires personnelles. Tant pis si un cinquième d’entre eux n’ont aucune couverture sociale… du moment qu’on puisse taper sur ces lointains étrangers qui nous préparent des attentats dans leurs montagnes désertiques.
Ainsi, je ne sais pas pourquoi, mais je vais soutenir Obama pour qu’il casse la baraque. Pendant ce temps là, je ne serai pas au bistro.

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