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Plasticité encore…

Publié le 02 septembre 2008 par Philippe Thomas

« Tout devrait changer tout le temps,
Le monde serait bien plus amusant »
, chantait Antoine. Ses élucubra tions pourraient bien devenir l’hymne du PS actuel, tout agité qu’il est par les mouvements les plus divers. On ne voit pas encore des éléphants dans les couloirs du métro, sinon à la station Solférino, mais depuis dimanche Montebourg semble revenu vers Moscovici et Mauroy a tancé Aubry pour avoir accepté le soutien de Fabius (les éléphants ont de la mémoire et Mauroy n’a jamais pu blairer Fabius depuis 1984). Sinon tout le monde discute avec tout le monde, surtout avec ceux qui pourraient être ralliés pour soi ou contre tel autre, sauf Royal qui s’est spectaculairement auto-crucifiée à La Rochelle avant de disparaître en Italie.

Aussi incongrue et incroyable que paraisse la petite phrase christique de Royal (« Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez »), elle n’en est pas moins le symptôme persistant d’une posture politico-médiatique inchangée depuis la présidentielle. Et d’une prétention à vouloir se maintenir au-dessus de la mêlée sans aller au charbon. Royal joue la stratégie du contournement du parti par l’extérieur, pour mieux le cueillir comme un fruit mûr, avec un fan’club comme échelle.

Au-delà des quatre prétendant(e)s sérieux en lice pour le beauty contest de Reims, un clivage stratégique oppose aussi ceux qui pensent qu’il faut un Présidentiable comme Premier secrétaire (est-ce pareil que de dire : « un premier secrétaire comme présidentiable » ?) et ceux qui pensent que non. Puis il y a encore un autre clivage entre ceux qui pensent que le Premier secrétaire doit être parlementaire et plutôt député, histoire de pouvoir interpeller le gouvernement comme Hollande le faisait avec constance, et les autres qui n’en font pas un impératif. Là, ça devient subtil.

Car si une majorité au sein du parti pensait que le Présidentiable doit être à la fois Premier secrétaire et député, il n’y en aurait plus qu’un parmi les quatre (Aubry, Delanoë, Moscovici, Royal) qui pourrait faire l’affaire ! Or, Moscovici ne veut pas faire Président… Pour mémoire, François Mitterrand, le seul président de la République de la 5e République élu sous l’étiquette socialiste était député et premier secrétaire au moment de son élection. Et rappelons aussi que le PS fonctionnait depuis deux présidentielles avec un brillant premier secrétaire qui n’était pas candidat à la Présidence… avec le succès que l’on sait !


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