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Chroniques de l’ordinaire bordelais. Episode 448

Publié le 05 janvier 2025 par Antropologia

Sauces

Dans les restaurants mais pas seulement, la mode est de joindre au plat, une sauce généralement forte. A quoi peut-elle servir ? Soit, elle doit cacher le mauvais goût du plat mais alors pourquoi ne pas améliorer ce dernier ? Soit, elle veut le changer mais pourquoi ne pas l’inclure dans sa cuisson ?

Chez moi, les sauces, celles au vin par exemple, ne s’adressaient qu’aux viandes dures des vieux animaux que la longue cuisson permettait d’attendrir, soit à donner du goût à un produit insipide. Mais si le plat est bon pourquoi le changer ?

Naguère le critique culinaire du Monde, La Raynière, opposait la cuisine prolétarienne (qu’il n’appelait pas ainsi) simple mais faite avec avec de bons produits, à la bourgeoise telle qu’il la nommait, que seule sa sophistication permettait de déguster tant la matière première était médiocre. L’art de la bourgeoisie étant de cacher les réalités. Sommes-nous entrés dans la cuisine mondialisée faite avec de mauvais produits (chimiques) que les compléments (chimiques) permettent d’oublier ?

Bernard Traimond


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