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Ligue 1 : Des buts, oui mais...

Publié le 02 septembre 2008 par Benjphil

logo_ligue_1_nouveauSans faire un publi-rédactionnel pour la LFP il faut avouer que la moyenne de buts de notre cher championnat est parti bien plus haute que la saison passée. Cela veut-il dire qu'on va se gaver cette saison ? Pas forcément, mais il y a des raisons d'espérer. 
La saison dernière le championnat de France avait repris sous Lexomil. 13 buts pour la journée inaugurale, la saison charnière entre deux contrats de droits télés s'annonçait très mal. Au total ce sont 78 buts qui ont été inscrit   la saison dernière lors des quatre premières journées (13 pour la première, 19 pour la deuxième, 27 pour la troisième -avec deux matches en retard fin septembre Lyon 3-0 Lens et Caen 2-1 Toulouse- et 19 pour la quatrième). La moyenne du mois d'août en est donc sortie avec un famélique 1,95 but par match. De quoi donner des envies de Bundesliga. Cette saison le championnat a démarré sur de meilleures bases, 10 buts de plus ont été inscrit sur le même intervalle et avec donc 88 buts en quatre journées, la Ligue 1 affiche pour l'heure une moyenne de 2,2 buts par match, ce qui n'est pas loin du chiffre global de l'exercice précédent en fait (2,28). Car les attaques mettent du temps à se roder et les championnats démarrent généralement de manière moins spectaculaire qu'ils ne se finissent. Ainsi la première journée de Ligue 1 avait vu 13 buts la saison passée, tandis que la dernière avaient sortie le champagne pour les 43 buts inscrits.
Football offensif à tout va ?
kon_Non pas que l'intégralité des 20 acteurs de notre sitcom préférée se soient du jour au lendemain remis en question, mais il faut bien avouer que certaines équipes jouent à fond l'idée que le football offensif paye depuis que l'Euro l'a affirmé durant l'été. C'est le cas de Marseille qui a inscrit 8 buts lors des deux premières journées ou du Mans qui en a inscrit déjà 7 à l'extérieur (mais qu'un seul à domicile). Le Mans inscrit quatre buts à La Beaujoire (ce qui n'a rien d'exceptionnel en soit contre l'équipe de Nantes qu'il y avait en face) en ne cadrant que quatre fois. L'idée de football offensif en prend un coup. Hormis Bordeaux, aucune équipe n'a renié les deux milieux défensifs au centre du jeu. Bien que meilleure attaque du championnat, l'OM conserve toujours deux récupérateurs (Benoît Cheyrou/Lorik Cana et Modeste M'Bami) dans son entrejeu. La qualité individuel du joueur et la volonté d'aller de l'avant et nettement mieux mis en valeur plutôt qu'un nombre de joueur à vocation offensif comme à Bordeaux où seul Alou Diarra (ou Fernando) n'a pas l'autorisation de franchir la ligne médiane alors que le scapulaire manque de réalisme.
Même Paris se met à jouer.
sessegnonpsgC'est à se demander comment le club de la capitale a pu rester en Ligue 1 sans un dynamiteur côté droit. Avec Ludovic Giuly, le PSG enlève une sacrée pression à Jérôme Rothen, dépositaire du jeu parisien sur son aile gauche par le passé. Le seul gaucher pour créer quelque chose, l'équipe parisienne était certainement la plus facile à lire tactiquement, d'autant plus qu'elle jouait très bas. Avec Giuly et Sessegnon, Paris a des arguments sur les trois fronts de l'attaque et nul doute que Paris aurait inscrit quelques buts de plus à Caen (1-0) avec un Guillaume Hoarau plus lucide. Dans cette équipe qui a joué trois matches sur les quatre à l'extérieur il y a de quoi s'enthousiasmer.

Toulouse et Nancy toujours là.

398056_2433088_458_238Malgré le contexte de football champagne ambiant, il reste toujours quelques mécréants refusant de jouer, priant pour ne pas prendre de but et profiter des contres pour tenter de gagner 1-0. Si Pablo Correa se fout corps et âme du jeu (et pourtant Marcel Picot est toujours plein), Nancy est pointé du doigt comme l'équipe la plus consternante à voir jouer depuis le début du championnat à égalité avec Toulouse (on peut citer Lille aussi). D'ailleurs ces deux équipes sont équipes sont concernés par trois des quatre 0-0 qu'il y a eu dans ce championnat dans lesquels on trouve  forcément le match les opposant (Nancy – Lille ; Toulouse - Rennes pour les deux autres). Pas étonnant qu'en traçant une ligne entre ce deux villes, on obtienne la diagonale du vide...
Dans le genre, ça ne va rigoler tous les jours le Lyon de Claude Puel est récupéré une solidité toute lilloise qui en fait une équipe moins joueuse et se projetant toujours aussi vite vers l'avant mais avec moins de force (le quatrième 0-0 étant le déplacement à Lorient). Le placement défensif devenant clairement une priorité (la ligue de champions aussi ?). Ce Lyon-là est plus défensif, plus emmerdant à voir jouer, mais ce n'est pas exclut que ça soit ce Lyon-là qui aille plus loin en coupe d'Europe. La grande question du grain de folie pour emballer ou retourner un match et une opinion publique ne semble pas être d'actualité. De l'autre côté en voyant débarquer Claude Puel à Lyon, on ne s'y attendait pas vraiment.


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