Magazine Poésie

CHALEUR (poème de Charles-Ferdinand Ramuz)

Par Elisabeth Leroy

     L’ombre du tilleul tourne dans la cour.
La fontaine fait un bruit de tambour.

Un oiseau s’envole du poirier ; le mur
brûle ; sur le toit brun et rouge,
La fumée d’un feu de bois bouge
contre le ciel tellement bleu qu’il est obscur.

On n’entend pas un bruit dans les champs ;
personne n’est en vue sur la route ;
seules dans les poulaillers, les poules
gloussent encore, de temps en temps.
 
Puis plus rien qu’un arbre qui penche,
dans l’opacité de ses branches,
avec son ombre, de côté,
comme sous un poids qui l’accable ;
et cet autre se laisse aller
en avant, comme un dormeur
qui a les coudes sur la table.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ferdinand_Ramuz

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     L’ombre du tilleul tourne dans la cour.

La fontaine fait un bruit de tambour.

Un oiseau s’envole du poirier ; le mur

brûle ; sur le toit brun et rouge,

La fumée d’un feu de bois bouge

contre le ciel tellement bleu qu’il est obscur.


On n’entend pas un bruit dans les champs ;

personne n’est en vue sur la route ;

seules dans les poulaillers, les poules

gloussent encore, de temps en temps.

 

Puis plus rien qu’un arbre qui penche,

dans l’opacité de ses branches,

avec son ombre, de côté,

comme sous un poids qui l’accable ;

et cet autre se laisse aller

en avant, comme un dormeur

qui a les coudes sur la table.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ferdinand_Ramuz

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