Mercredi 17 septembre, retour à la Kulturfabrik pour un concert punchy, vibrant et joyeux de Marína Sátti, chanteuse pop grecque, accompagnée de deux danseuses, deux choristes et deux musiciens : un batteur et un guitariste.
Ce que j’apprécie particulièrement dans les concerts à la Kufa, c’est que je ne sais jamais dans quel univers je vais mettre les pieds. J’aime me laisser surprendre.
Cette fois, la Kufa s’est métamorphosée en un véritable dancefloor, car la musique proposée par Marína Sátti, c’est avant tout du rythme, du fun, de la danse et une complicité extraordinaire avec le public.
Celui-ci était d’ailleurs composé en grande partie de membres de la communauté grecque du Luxembourg, avec beaucoup de jeunes et même des enfants. Tous manifestaient une admiration chaleureuse et bon enfant envers l’artiste. (Je ne l’ai appris qu’après coup : Marína Sátti est aujourd’hui l’une des artistes les plus en vue du paysage musical grec. Elle a d’ailleurs représenté son pays à l’Eurovision 2024 avec la chanson Zári.)
La première partie du concert donna lieu à une pop entraînante, simple et efficace, portée par des compositions directes et accessibles. Mais j’ai vraiment été emballé pendant la deuxième partie, lorsque Marína Sátti a interprété des chansons à l’identité plus affirmée, mêlant aux beats modernes des influences grecques traditionnelles, balkaniques, parfois arabes.
Ces morceaux, plus intenses émotionnellement, ont aussi mis en avant le travail polyphonique avec les choristes, créant des instants d’une grande profondeur. Avant de revenir, lors des dernières chansons, à une intensité dansante et fédératrice, qui a littéralement fait vibrer l’ensemble du public.
La voix de Marína, claire et lumineuse, porte une chaleur méditerranéenne singulière : parfois douce et aérienne, parfois puissante et persuasive. Un live réjouissant, vigoureux, sans temps mort, doublé d’un grand spectacle de danse.
Bravo aux deux danseuses, qui complétaient visuellement la chanteuse par des mouvements tantôt dynamiques, tantôt sensuels, mais toujours justes et naturels, sans jamais tomber dans la vulgarité.
Marína Sátti m’est apparue comme une sorte de « Rosalía grecque », souriante et sympathique, à la croisée de la tradition et de la modernité. Pas vraiment ma tasse de thé, mais je reconnais la virtuosité et la vitalité de cette proposition, qui conjugue héritage grec et balkanique avec la pop mondiale.