Magazine France

Que dire sur Rachida Dati ?

Publié le 06 septembre 2008 par Juan
Que dire sur Rachida Dati ?

« J’ai toujours été quelqu’un d’extrêmement libre. Je n’aurais pas eu la vie qui est la mienne sans cela ! »

Voici comment LE POINT débute son élogieux dossier sur la Garde des Sceaux.
A entendre les médias ces derniers jours, on ressent un malaise :
1. Rachida Dati est enceinte, et c'est une affaire strictement privée.
2. Tpus les journalistes connaissent le père, mais aucun d'eux ne le livrera au public.
3. Rachida Dati a utilisé son image, sa vie privée, ses robes et ses fastes, à l'instar de son modèle de patron Nicolas Sarkozy.
4. Rachida Dati est courageuse, comme tant de femmes, d'être mère célibataire.
Faut-il donc se taire, nous qui savons ?
Certains blogueurs m'ont enjoint de ne rien dire. "Ce ne serait pas digne." ont dit certains. "Leave Rachida alone" ont conseillé d'autres.
J'ai pris le parti d'attaquer le feu par le feu. Quand Sarkozy avait des problèmes de cœur avec Cécilia Sarkozy, quand Carla Bruni a fait surface dans l'univers Bling Bling du Président, il a fallu en parler. Nicolas Sarkozy le premier nous a imposé sa vie privée dans les pages de Paris Match. Parler de ses déboires, de ses vacances, mentionner ses écarts privés n'étaient que juste retour des choses.
Arroseur arrosé.
Concernant Rachida Dati, l'affaire est à peine différente. Le Point nous impose un dossier où on parle Botox, désir de maternité, expériences douloureuses, sacrifice personnel ("Aujourd’hui, elle est moins que jamais cette femme seule qui a sacrifié sa vie personnelle sur l’autel de son ascension sociale"). Un dossier où on plonge dans un degré d'intime que peu de blogueurs narcissiques oseraient atteindre, sans toutefois tout dévoiler. Tout en maîtrise, cette "expérience journalistique" est une manipulation experte. Il faut lire entre les lignes.
Elle sait créer vite, très vite, autour de « ces choses de nanas » , une complicité rare, une sororité quasi spontanée. Elle est celle qui disserte avec naturel sur la tentation du Botox devant une collègue ministre séduite par cette fraîcheur. Celle qui offre des petites babouches aux enfants des autres et qui a les larmes aux yeux sitôt qu’elle se trouve en présence de la progéniture d’un camarade de jeu, politique ou autre (source).
« Rachida est une écorchée vive qui a toujours l’impression qu’on la méprise », atteste Henri Guaino.
Le terme de mépris est inapproprié, me concernant. "Méprise" serait plus adéquat. Découvrir en Rachida Dati la droite la plus dure, la moins compatissante, la moins compétente fut un choc, une surprise, une déception. C'est tout.
Voulez-vous rester coi ? Voulez-vous respecter cela ?
D'accord. Par galanterie. Uniquement par galanterie.
Pour le moment.
Pour le moment seulement.
Crédit image: Marianne2.fr

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Juan 53884 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte