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Brume violette

Publié le 06 septembre 2008 par Zegatt

Comme je le disais dans le message précédent, il s’agit donc à nouveau d’un travail pour la Criminologie : raconter un viol depuis les yeux de la victime.

Un rapide tour sur le net à la recherche d’histoire de viols vous dressera un tableau indécent des perversions humaines, et une sorte d’humilité (ou de remords - c’est un comble !) de la part des victimes.
Le viol est souvent une affaire familiale, qui met des années à être enfin dévoilé. Qui est régulièrement (je n’irais pas jusqu’à dire “souvent”, mais la question est ouverte) mal perçu et dont on demande à ce qu’il soit étouffé. Il n’est jamais oublié, et lorsque la victime en parle, il y a rarement une profonde antipathie à l’égard de l’agresseur. Du dégoût, du rejet, mais le “il”, le “lui” qui caractérise celui qui agit préfère laisser son identité disparaitre, comme pour un souvenir désagréable qui devrait vite se perdre dans les tréfonds du cerveau…

Ces contraintes réalistes, je me les suis imposées, jouant aussi, cela va de soi, avec le verbe et le style. Ces quelques pages n’ont pas été jouissives - elles sont trop sobres pour cela, et par ailleurs autant la rédaction de meurtre dans une veine à la Ellroy peut m’exciter (avec le détail macabre bien placé ou la réplique qui fait mouche pour décrire la scène), autant un pareil sujet ne se prête pas à une débauche de morbide.
Ce serait à la fois inexact par rapport à la réalité de celles et ceux qui l’ont vécu, et surtout mal placé (pour ne pas dire franchement dégradant).

A lire sur fond de Jimi Hendrix, pour ceux qui ont ça en stock.

Ca se passe ici : brume violette


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