En visite à Pékin, le ministre estonien des Affaires étrangères Margus Tsahkna a adressé un message extrêmement ferme à la Chine, estimant que Pékin doit cesser de soutenir la Russie s’il veut conserver de bonnes relations avec Tallinn. Selon ses déclarations, la Chine dispose d’un « énorme levier » sur Moscou et pourrait peser lourdement sur la fin de la guerre en Ukraine, en réduisant ses liens économiques et technologiques avec la Russie.
Cette prise de position, rapidement qualifiée « d’ultimatum » dans plusieurs médias et reprise sur les réseaux sociaux, souligne le contraste entre le poids économique minuscule de l’Estonie environ 1,3 million d’habitants pour un PIB d’un peu plus de 42 milliards de dollars et la puissance chinoise, illustrée par des comparaisons avec le seul district de Haidian à Pékin, dont le PIB dépasse déjà 140 milliards de dollars. Malgré cet écart, Tallinn assume son rôle de petit pays en première ligne face à la Russie et tente de rallier Pékin au camp des pressions internationales contre la guerre.
