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La presse allemande semble s'amuser de

Publié le 08 septembre 2008 par Hrvatska

La presse allemande semble s'amuser des déclarations d'un politicien serbe qui propose l'importation de femmes asiatiques pour contrer la dénatalité dans son pays. Voici ce qu'a notamment écrit le Berliner Zeitung.

Repasse la chemise, et ensuite apporte-moi à manger !

Un politicien serbe veut prévenir la dénatalité par l'importation de femmes asiatiques.

On ignore si sa proposition est née sous l'effet de l'alcool, sous l'action d'autres substances altérant la conscience, en raison d'une insolation ou tout simplement par un aveuglement de la politique familiale. Quoi qu'il en soit l'idée est là, et désormais beaucoup de femmes et d'hommes serbes se demandent ce qui s'est installé dans la tête de Zeljko Vasiljevic. S'ils l'ignorent, nous n'en savons pas plus.

Nous savons seulement que Monsieur Vasiljevic croit avoir résolu le problème de la dénatalité dans son pays. Vasiljevic, au demeurant Secrétaire d'Etat au ministère des Affaires sociales ainsi que président d'une association de vétérans serbes, veut éviter aux Serbes de s'éteindre en faisant entrer avec le concours de l'Etat au moins 100.000 jeunes femmes venues d'Asie.

En Serbie la population, qui se monte actuellement à 7,5 millions d'habitants, décline chaque année de 50.000 unités. Ainsi Vasiljevic a-t-il un peu compté sur ses doigts pour en arriver à l'estimation suivante : si 100.000 jeunes femmes en provenance du Laos, du Myanmar, du Cambodge et du Vietnam s'installaient dans les Balkans, alors il pourrait y avoir en Serbie 300.000 nouveau-nés d'ici cinq ans. Peut-être le pays ne serait-il pas sauvé pour autant, mais la dénatalité serait stoppée.

Etant donné que le Secrétaire d'Etat est exigeant et qu'il n'accepte pas n'importe quelle femme, il a porté son choix sur un specimen venant d'Asie du Sud-est. "Les femmes sont capables et traditionnellement fidèles envers l'Etat. Elles cultivent le culte de la naissance et pour elles les enfants sont très importants."

Il y a une décennie, le cabaretiste Gerhard Polt avait décrit de la sorte dans un sketch les avantages d'une femme asiatique : Mai Ling est certes un peu jaune, pour laquelle il a déboursé 2.875 marks à l'aéroport de Bangkok. Elle ne connait pas non plus l'allemand, mais "elle ne salit pas, tout comme les Asiatiques n'ont pas pour habitude de salir". Chez Polt il s'agissait de satyre, chez Vasiljevic c'est des plus sérieux.

Pour que les femmes d'Asie soient à même d'apprécier quelque peu le genre d'expérience que leur offrirait une vie en Serbie, il a finalement été lâché une plaisanterie que les femmes serbes répandent volontiers sur leurs hommes : lors d'un passage transatlantique un navire entre dans de violentes turbulences, un éclair s'abat sur le pont. Une femme se lève dans la panique, elle crie : "Je suis trop jeune que pour mourir. Quitte à mourir, mes derniers instants doivent être mémorables. Y a-t-il ici quelqu'un à bord pour faire de moi sa femme ?" Un Serbe se lève. Il est grand, bien bâti, les cheveux foncés, il a des yeux couleur noisette. Il accourt auprès de la femme et commence à déboutonner sa chemise. Il l'enlève, son buste musculeux apparaît. Elle soupire. Il chuchote : "Repasse ça, puis apporte-moi quelque chose à manger !"


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