Le coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc n’a pas partout déclenché la ruée espérée dans les stades. Plusieurs rencontres des premiers jours se sont jouées devant des gradins clairsemés, un contraste frappant avec l’image d’une compétition reine sur le continent. À Casablanca, le stade Mohammed V a notamment offert un décor plus calme que prévu pour une affiche comme Maroc vs Comores, tandis qu’à Marrakech, certaines soirées ont aussi peiné à attirer un large public. À l’inverse, la dynamique a semblé meilleure à Agadir, où l’une des premières affiches a réuni autour de 30 000 spectateurs, preuve que l’intérêt existe mais qu’il varie fortement selon les villes et les oppositions.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce démarrage à vitesse inégale sans remettre en cause l’engouement global. Le calendrier en plein hiver et les horaires en semaine ne facilitent pas toujours les déplacements, surtout quand les supporters doivent parcourir de longues distances entre les sites hôtes. La question du prix et de l’accès aux billets revient aussi dans les discussions, avec une grille annoncée allant d’environ 100 à 900 dirhams selon les catégories. Dans un tournoi qui s’étale du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, l’affluence pourrait donc monter progressivement, au fil des affiches décisives et à l’approche des phases à élimination directe, quand la tension sportive et les enjeux attirent naturellement plus de monde.
