Je suis en train de lire « Right Wing Revolution » de Charlie Kirk, cet activiste assassiné cet été en Utah, qui est un livre de propagande d’extrême droite, dans lequel il tente de définir le terme « woke », sans trop y arriver. Cela me fait d'ailleurs soupçonner qu'il ignore lui-même la signification réelle des mots qu'il utilise. Que veut dire ce terme et comment devrions-nous le définir ? C'est la raison de ma confusion et ce qui m'a poussé à approfondir mes recherches. Voici ce que j'ai découvert. D'abord, j'ai été rapidement rassuré en constatant que je n'étais pas le seul à être confus et insatisfait par l'interprétation floue de Kirk, et j’ai découvert que le mot avait subi une évolution constante ces dernières années.
Voici la manière la plus claire et la plus pertinente de comprendre ce que « woke » veut dire, sans le brouillard politique, sans tensions de guerre culturelle ou des explications vagues qui l'entourent souvent.
À l'origine, « woke » était un mot d'argot afro-américain, apparu au début ou au milieu du XXe siècle, qui signifiait simplement : « Restez vigilants face à l'injustice. » En d'autres termes, soyez attentifs, soyez conscients, ne restez pas indifférents à ce qui se passe autour de vous.
Cela faisait principalement référence à la discrimination raciale, aux brutalités policières et aux inégalités sociales. « Woke » était perçu comme un terme positif au sein de la communauté noire. Puis, vers les années 2010, sa signification a évolué en se noyant dans la culture populaire.
Son sens s'est élargi pour désigner la prise de conscience des injustices sociales de toute nature (race, genre, sexualité, inégalités, discriminations, etc.). Bien que cette signification fût généralement positive, elle était parfois utilisée avec humour ou dérision.
Dans les années 2020, la situation a changé : le mot est devenu politiquement chargé et « woke » s'est scindé en deux significations distinctes que nous explorerons dans le prochain article ...
