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Quel avenir pour les forfaits multi-stations ? (Première partie)

Publié le 02 janvier 2026 par Go11

Il me semble que les forfaits multi-stations, comme Epic et Ikon, risquent d'être fortement impactés si les conditions météorologiques continuent d'être aussi capricieuses dans l’Ouest Américain, la neige n'étant tombée ni à temps, ni en quantité suffisante cette saison. Si le seul problème était le manque de précipitations, je ne m'inquièterais pas trop, mais le réchauffement croissant, lié au réchauffement climatique, est un signe beaucoup plus préoccupant qui n'augure rien de bon pour les activités de sports d'hiver telles que nous les connaissons. 

Quel avenir pour forfaits multi-stations (Première partie)Je ne serais pas surpris si des entreprises comme Alterra, Boyne, Powdr et Vail Resorts commençaient à se séparer de certaines de leurs stations en fin d'hiver. Le résultat net d'une mauvaise année d'enneigement pourrait rendre les skieurs réticent à renouveler leurs forfaits l'an prochain et être la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour ces réseaux de méga-stations qui devraient devoir alors assouplir certaines de leurs règles, en créant un forfait à prix réduit pour seniors, parmi d'autres concessions. 

Il ne fait aucun doute que l'industrie du ski doit etre en ce moment confrontée à ces inquiétudes. Les données confirment mon intuition : hivers plus doux, chutes de neige irrégulières et augmentation des épisodes de pluie sur neige. Tous ces facteurs transforment déjà l'économie des stations de ski, en particulier celles situées en basse altitude. 

Que nous voulions l'admettre ou non, le changement climatique déstabilise désormais le modèle traditionnel du ski dans le monde entier. De récents rapports montrent qu'en Suisse, par exemple, les stations de ski ont également augmenté leur fréquentation grâce aux forfaits multi-stations, mais chacun sait que la fonte des glaciers et les hivers sans neige menacent la viabilité du ski à long terme. 

Partout en Europe, les stations situées en dessous de 1 200 mètres pourraient avoir besoin de 100 % de neige artificielle d'ici 2050 pour rester skiables, et une importante étude européenne prédit qu'un quart des stations de ski pourraient être confrontées à une pénurie de neige tous les deux ans avec seulement 2 °C de réchauffement. 

Jusqu'à présent, Epic, Ikon et les autres entités multi-stations ont pu survivre grâce à leur diversification géographique : si Tahoe est sec, peut-être que l'Utah, le Colorado ou même la Nouvelle-Angleterre offrent de meilleures conditions. Cela permet de répartir les risques. Leurs importantes rentrées d'argent qui proviennent des ventes de forfaits en septembre leur assurent des revenus avant même les premières chutes de neige. 

Le système reste solide, car la fidélité à la marque et la peur de ne pas pouvoir skier continuent de pousser les skieurs à acheter leurs forfaits à l'avance « au cas où », de sorte qu'une seule mauvaise saison ne suffira pas à mettre ce modèle en péril. Si cela peut s'avérer vrai à court terme, mes inquiétudes deviennent très réelles à moyen terme, et c'est ce que nous aborderons demain...


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