J’écris beaucoup. Trop, sans doute. Pas qu’ici, aussi à des personnes. Pas pour convaincre, pas pour expliquer, encore moins pour séduire. J’écris pour déposer. Et là, mon premier billet de 2026 est encore un billet pour « me faire du bien ». Pour m'alléger d'un poids que j’ai dans le ventre.
Longtemps, je n’ai pas vu le problème. Les mots sortaient, prenaient la forme d’un mail, d’un message, d’un texte, et partaient vivre leur vie. Comme si écrire et envoyer relevaient du même geste.
Ces derniers mois m’ont appris autre chose. Ce n’est pas l’écriture qui m’a mis en difficulté. C’est les canaux que j’ai utilisé. Parce que l’écrit révèle. Mais il expose aussi. Et tous les espaces ne savent pas quoi faire d’un texte écrit trop vrai.
2026 commence mal dans mes relations amicales et familiales. Rien à voir avec les vrais drames. Mais ça brûle quand même.
Après analyses (qui valent ce qu’elles valent) sur passé plus ou moins récent, ce n'était pas mes messages le problème. Mais les canaux que j’ai utilisés, et la manière dont je les ai utilisé. On se croit malin…Et je me suis rendu compte d’une chose bête, les types de communication :
- Communication pro → interprétée, politisée, hiérarchisée. J’y mets trop d’affect : mauvais trip,
- Communication personnelle et amicalement → affectivement chargée. Risque de déborder. De demander trop. Ou de donner trop.
- Communication familiale → morale. Là, danger à tous les étages.
Il n’y pas de leçon universelle. Juste la mienne. Tout ce qui peut être écrit, ne peut, ne doit pas être envoyé.
Sur ces quelques heures de 2026 comme sur des situations difficiles au boulot, le retour est clair : j’ai plié mon piège souvent dès le premier mail. Dès la première réponse si c’est moi qu’on sollicite. Pas besoin d’hurler contre les autres.
Tout dire n’est pas être sincère. La sincérité dépend du canal. Choisir quoi dire, c’est se respecter. Et respecter celui à qui l’on écrit.
Pas été brillant sur les premiers jours. Il reste encore 363 jours pour faire mieux.
