Prendre la résolution d’1 mois sans alcool en janvier ? Cette étude, menée par une équipe de la Brown University (Rhode Island) confirme, qu’en effet, 1 mois sans alcool améliore le sommeil, l’humeur et la santé. L’étude, publiée dans la revue Alcohol and Alcoholism, inspire aux gros buveurs cette pause, ou de courtes pauses tout au long de l’année, dans l’attente de décider de réduire leur consommation durablement.
À l’approche de la nouvelle année et alors que les bonnes résolutions se multiplient, c’est presque devenu un rite (depuis son lancement au Royaume-Uni en 2013), de plus en plus de personnes optent pour un mois de janvier sans alcool. Ce choix est ici confirmé comme judicieux car il apporte de réels bienfaits pour la santé et constitue une première étape de sevrage pour les alcoolodépendants.
L’étude est une méta-analyse de 16 recherches portant sur les bénéfices de « Janvier sans alcool » portant sur un total de 150.000 participants. L’analyse a pris en compte le profil des participants, leurs effets et les facteurs de réussite et constate que :
- même une courte pause dans la consommation d’alcool peut entraîner des améliorations physiques et psychologiques significatives ;
- les participants ayant totalement arrêté l’alcool pendant 1 mois rapportent un meilleur sommeil, une humeur plus positive, une perte de poids et même une amélioration de la fonction hépatique et une réduction de la tension artérielle ;
- ces participants font également état d’une meilleure concentration et d’un gain d’énergie ;
- enfin, même les participants qui ont simplement réduit leur consommation d’alcool constatent des améliorations de santé.
L’auteur principal, Megan Strowger, chercheur à l’Université de Buffalo, conclut : « cet effort favorise une modération durable : la plupart des participants continuent de réduire leur consommation d’alcool plutôt que de l’augmenter par la suite.
Ce mois sans alcool permet de faire une pause, de réfléchir et de repenser sa relation à l’alcool, notamment son impact sur la vie sociale, la santé mentale et la santé physique.
On observe aujourd’hui un soutien bien plus important en faveur d’un mode de vie sans alcool. Il devient plus socialement acceptable d’observer une certaine sobriété.
Les normes sociales évoluent, notamment grâce aux influenceurs sur les réseaux sociaux qui partagent de plus en plus largement les bienfaits de la sobriété et contribuent ainsi à réduire la stigmatisation liée à l’abstinence ».
Source: Alcohol and Alcoholism 8 Sept, 2025 DOI:10.1093/alcalc/agaf057 A scoping review of Dry January: evidence and future directions
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Équipe de rédaction Santélog Jan 5, 2026Admin
