Affection
Il m’en parle depuis le printemps, depuis que leur mère a été tuée. Mais de la portée, il ne reste que lui. Il vient manger le maïs donné aux poules. L’autre jour, il m’a appris qu’il caressait le petit marcassin, ainsi transformé en animal domestique, ce qui est interdit ; on n’a pas le droit d’apprivoiser un animal sauvage.
« Il faut l’autorisation du Préfet » lui ai-je dit.
« Je l’aurai » m’a-t-il répondu.
Mais il reste le risque que le petit sanglier soit tué lors d’une battue. Aussi l’a-t-il peint en rouge afin qu’il n’y ait pas d’erreur, qu’il puisse le voir grandir, ai-je appris aujourd’hui.
