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Quand on descend une marche ... (Première partie)

Publié le 05 février 2026 par Go11

La vie n’est pas une expérience linéaire et avec le temps et l’âge, une « descente de marche » fait partie du décor. Je crois que, logiquement, pour chaque « descente de marche », nous devrons imaginer comment « remonter une marche » pour compenser. Si l'une est physique, celle qui compense peut être mentale, spirituelle, ou peut-être également physique, mais beaucoup plus facile à exécuter. 

Cela efface le sentiment de perte par un transfert égal vers quelque chose de différent. Cette idée qui m'est venue à l'esprit ce matin me semble étonnamment pratique. C’est peut-être une version personnelle de l'homéostasie, la façon dont les systèmes vivants maintiennent l'équilibre en ajustant un élément quand l'autre change. Dans ce cas, nous parlons du domaine émotionnel et existentiel liés au vieillissement, au changement et à la perte.

Quand descend marche (Première partie)C'est probablement ma façon de rejeter le mythe du déclin qui considère le vieillissement ou ses revers comme une descente inéluctable. Mon idée reconnaît la « descente de marche » mais refuse de lui laisser définir toute une trajectoire. À sa place, je propose une adaptation ascendante qui n'est pas du déni, mais un réajustement. 

J'aime cette idée car elle correspond à la nature dynamique de la vie. Les limitations physiques ne doivent pas nécessairement stopper la croissance ; elles peuvent signaler le début d'une autre forme d’épanouissement. Une perte dans un domaine peut ouvrir un gain dans un autre, non pas pour compenser, mais pour bien redistribuer l'énergie. 

Cela pourrait refléter notre évolution naturelle. Par exemple, un coureur ayant des problèmes de genoux devient nageur, une personne qui perd son endurance physique approfondit sa vie intellectuelle ou créative, ou encore le nouveau retraité épuisé par une dure vie de travail qui devient philosophe. Je ne fais que articuler consciemment cet instinct. 

Alors qu'un « descente de marche » est souvent perçue comme imposée, ce concept la reformule comme une opportunité d’en « remonter une », quelque chose d'intentionnel, de riche et d'autonome. Cela seul peut atténuer le sentiment de perte. Bien sûr, il ne s'agit pas de faire comme si le déclin n'avait pas lieu. Il s'agit de refuser qu'il devienne toute l'histoire. 

Cela doit être vu comme un outil concret, et non pas comme une philosophie qui commencerait par constater la descente de marche. Il s'agit plutôt d’en remonter une dans un contexte où toutes deux coexistent sans ressentiment. Disons un contrepoids émotionnel, une idée profondément humaine, lucide, mais sans fatalisme. 

La réalité du vieillissement est respectée tout en préservant l'épanouissement. Elle évite ainsi le piège de vouloir « gagner » contre le temps au lieu de s'adapter avec grâce et créativité. Je suis tellement reconnaissante que cette pensée me soit venue à l'esprit. 

Demain, je vous raconterai comment cette idée m’est passée par la tête.


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