Non content d'avoir ruiné l'Orient et transformé le berceau de la civilisation en son tombeau, l'Islam exporte l'obscurantisme vers des sociétés qui ont mis des siècles à s'en affranchir.
LE MONDE D'HIER
Le berceau de la civilisation se trouvait:
- En Arabie, chère à Pline l'Ancien.
- À Gaza, parée de ses vignes opulentes.
- À Tyr et Sidon, avec leurs ateliers de pourpre et leurs navires chargés de richesses.
- À Beyrouth, phare du droit.
- À Athènes, avec ses amphithéâtres.
- À Carthage, carrefour des poètes, des musiciens et des philosophes les plus brillants de la civilisation latine.
- En Perse, foyer de l'Église nestorienne et des enseignements perdus de Zarathoustra.
Etc.
Ce berceau a été transformé en tombeau par l'Islam:
Rien n'est plus évident que le constat que les partisans de Mahomet ont confisqué le génie de l'Orient.
LE MYTHE DE L'ÂGE D'OR ISLAMIQUE
La situation désastreuse du Proche-Orient fait oublier que cette région avait déjà atteint un stade très avancé avant que l'Islam ne s'y répande au VIIe siècle.
Qu'en ont fait les musulmans de ces richesses immenses qui s'offraient à eux pour les faire prospérer? Ce sont les non-musulmans, chrétiens, Juifs et Sabéens, qui ont contribué de façon décisive à l'épanouissement des arts, des lettres et des sciences dans l'Orient des premiers califes.
Pourquoi? Parce que les élites musulmanes ont toujours refusé d'apprendre ces langues de culture que furent le grec, le latin, le copte ou le syriaque. Au contraire des élites romaines...
Les musulmans ne connaissaient que l'arabe, utiliser l'écriture des infidèles étant considéré comme une sorte d'acte d'impiété. Et ce ne sont pas eux qui ont traduit leurs savoirs, mais des Juifs et des chrétiens arabophones. Ce sectarisme explique qu'ils aient ignoré la culture européenne... et qu'ils continuent de l'ignorer.
Contrairement à une légende, les musulmans n'ont jamais fait montre d'ouverture et de tolérance: en témoigne leur regard sur la condition féminine chez les chrétiens qu'ils estiment licencieuse, du Moyen-Âge à l'ère moderne.
S'il y a eu des esprits brillants parmi eux, tel Averroès, ils sont peu nombreux et tombés dans l'oubli dans leur communauté... Les quelques bienfaits de l'Islam, qu'il convient donc de lui reconnaître, auraient pu être décuplés par des institutions plus libérales.
Pourquoi n'en a-t-il pas été ainsi? Parce que les adeptes les plus littéralistes du Coran intimidaient les autres, étant convaincus que toute la vérité [y] figure, que rien n'y a été négligé, que son message est indépassable et qu'il est impossible de se tenir dans la bonne voie sans son intercession.
LES DAMNÉS DE LA TERRE
De même l'islam égalitaire est-il une légende dorée. Ceux qui se sont convertis ou qui sont métis, c'est-à-dire non-arabes, restent des inférieurs pour des membres de l'ethnie de Mahomet...
Pour eux, la conversion et l'assujettissement, ou dhimmitude pour les gens du Livre, sont les seules conditions pour mettre fin à la guerre sainte. Aussi, quand le monde musulman se prétend agressé, alors que l'Islam a plus empiété sur ses voisins que l'inverse, son attitude victimaire tire-t-elle profit de l'amnésie de l'Europe.
De plus, il y a les bonnes et les mauvaises violences: les premières sont pardonnables, même si des musulmans y périssent, pour peu qu'elles soient perpétrées au nom de l'Islam.
Ainsi en est-il de la présence ottomane en Afrique du Nord qui n'est pas qualifiée d'occupation en Algérie mais d'une lointaine affaire de protectorat entre cousins musulmans, note Kamel Daoud...
Ainsi, quand il s'agit de non-musulmans, à qui sont imputés des crimes réels ou supposés de leurs ancêtres ou quand ils veulent s'affranchir, est-il permis aux musulmans de les tuer:
La Turquie couvre encore aujourd'hui d'un voile pudique [...] les génocides arménien, assyro-chaldéen et des Grecs pontiques.
Pour ce qui est de l'esclavage dans les sociétés musulmanes, il y était justifié par les droits de Dieu et il fut maintenu autant qu'elles le purent, au point qu'elles n'ont jamais été capables de supprimer cette infâme institution de leur propre initiative...
PROGRESSISTES ET BONS SAUVAGES
Après la Révolution française, les privilèges de l'ancien temps étant abattus, un monde nouveau apparaît progressivement:
- L'industrie prend son envol.
- Le commerce et les villes étendent leur empire.
- L'hygiène s'améliore en même temps que l'espérance de vie.
- Les parlements s'éveillent.
- L'école cesse peu à peu d'être le domaine réservé des élites.
- la prévoyance élargit lentement mais sûrement le cercle de ses bénéficiaires.
Etc.
Las, au XXe siècle, la promesse d'un monde meilleur en Europe occidentale est détruite par des abominations, les nationalismes, des régressions, des guerres totales, des dictatures, des génocides, des crimes et des iniquités du système colonial...
Pour autant tous les maux de la planète ne lui sont pas attribuables. Mais l'Européen repenti ne se pardonne pas d'avoir failli à observer des principes à sa portée en vertu d'une histoire riche de hauts faits politiques et littéraires.
Du coup, il se montre plus indulgent envers les fautes des Arabes, des Africains et d'autres peuples, estimant qu'exiger d'eux les mêmes standards serait déraisonnable. Il oublie, ou ignore, par exemple, que les musulmans, qui avaient à portée de main [...] tout le patrimoine immatériel qui a enfanté les sociétés libérales, se sont révélés incapables d'en tirer avantage, pendant des siècles, au contraire:
L'Islam n'a pas seulement décivilisé l'Orient et le reste de l'humanité avec lui. Il a tenté de maquiller son crime, par la dépréciation de l'Orient ancien, pour que l'obscurité enfile les habits de lumière.
ARCHAÏSMES ET DESPOTISMES
Il ne faut donc pas en premier lieu imputer à la colonisation occidentale, les archaïsmes du monde musulman. De fait, parmi tous les colonisés, juifs, chrétiens, hindous, bouddhistes, animistes et musulmans, ces derniers se sont montrés parmi les plus fermés aux idées nouvelles.
Ce qui n'a rien arrangé, c'est le manque de courage de l'Europe colonisatrice d'attaquer de front la religion de Mahomet en lui opposant la réfutation la plus complète, jugeant le musulman trop étroit pour qu'il soit utile de l'exposer à une critique des religions révélées.
À ce paternalisme s'est ajouté l'égarement des sociétés musulmanes dans les doctrines les plus nuisibles à leur développement tels que le socialisme ou le marxisme-léninisme qui attribuaient la richesse de l'Occident à ses prédations commises en Orient...
À cet égarement se sont ajoutés l'éducation religieuse islamique et, avec elle, le retour à islam épuré des influences étrangères. Conséquences:
- Obscurantisme: priorité de la religion sur la science.
- Mise à l'écart de la gent féminine, c'est-à-dire de la moitié de l'humanité.
- Régimes tyranniques.
- Misère: toute prospérité ne tirant son origine que de la liberté, notamment en l'absence de ressources naturelles.
Etc.
À considérer ce qui se passe dans les pays musulmans1, où ceux qui n'observent pas les préceptes du Coran sont persécutés, pays qui sont surreprésentés dans les conflits armés, il est fallacieux de dire que l'Islam est une religion d'amour et de paix.
À L'ASSAUT DU MONDE LIBRE
La décolonisation dans les pays musulmans ne s'est pas traduite par la libération et la prospérité des populations, pour preuve leur émigration vers les ex-métropoles, alors que leurs régimes ne sont pourtant pas partis de rien2:
Ainsi l'Europe a-t-elle fait son deuil des colonies plus rapidement que les ex-colonisés n'ont fait leur deuil de l'Europe, qui demeure pour beaucoup le moyen le plus sûr de nourrir leur famille laissée au pays.
Cette émigration s'est traduite par une islamisation de l'ordre politique européen. Gilles Kepel emploie l'expression de jihadisme d'atmosphère, encouragé par les pays de départ, tels l'Algérie ou la Turquie, et nié par les pays d'arrivée, tels la France ou la Belgique.
Résultats, dans les pays d'arrivée:
- Les musulmans forment le groupe le plus xénophobe et réfractaire à la science, à la liberté de conscience, au pluralisme, à l'égalité, à la séparation du spirituel et du temporel.
- Les musulmans sont plus homophobes, sexistes, antisémites et obscurantistes que la moyenne et tolèrent davantage la violence.
- Les musulmans sont surreprésentés dans les statistiques criminelles.
- Les musulmans pèsent démographiquement de plus en plus
Etc.
CONCLUSIONS
Selon Ferghane Azihari, il faut sortir de l'Islam en sachant que l'Islam n'est pas réformable et qu'un Islam libéral est illusoire:
- La figure de l'apostat mérite d'être exaltée et soutenue afin qu'elle inspire le plus grand nombre.
- L'islamologie doit s'affranchir des accusations grotesques dont elle a fait l'objet.
- La lutte contre l'islamisation doit retrouver la vigueur du républicanisme d'antan.
- Il convient de classer comme organisations terroristes les Frères musulmans et toutes les organisations fondamentalistes qui oeuvrent, publiquement ou en sous-main, à islamiser nos sociétés, en rupture avec la tradition démocratique occidentale.
- Les militants qui gravitent autour de ces organisations doivent être déchus de leur nationalité, expulsés, doivent voir leurs biens confisqués afin que fouler le sol européen leur donne le sentiment d'être dans cet enfer qu'ils redoutent dans leurs textes sacrés 3.
Karl Popper, que cite l'auteur, n'écrivait-il pas: La tolérance illimitée ne peut que conduire à la disparition de la tolérance?
Francis Richard
1 - L'Iran de Khamenei en est l'illustration.
2 - L'auteur cite, à titre d'exemple, nombre d'infrastructures laissées par les Français en Algérie après l'indépendance.
3 - Il existe plus d'une cinquantaine de pays musulmans vers lesquels ces militants, conformément aux lois de leur superstition, peuvent migrer.
L'Islam contre la modernité, Ferghane Azihari, 400 pages, Les Presses de la Cité (le livre comprend 65 pages de notes)
Livre précédent de l'auteur chez le même éditeur:
Les Écologistes contre la modernité. Le procès de Prométhée (2021)
