
Paris! 5 ans déjà
Du temps où je fréquentais un aristocrate dont la lignée remontait aux croisades. Je débarquais à Paris de la paille plein les sabots et j’admirais, en tant que gueux fils de gueux sur des générations sans généalogie, l’excellence de la noblesse française d’Azincourt jusqu'à la guillotine.
Puis, à fréquenter le pittoresque Gilles S. de B de C. en Ch et de toutes les terres découvertes à marée basse, je faisais connaissance avec le parisianisme.
Il y a chez le bourgeois repu du 7ème l’authenticité de qq curieux à l’ouverture d’esprit sincère et d’autres qu’il faut divertir.
Moi, tu me connais, une plume dans le Q et je fais un François Pignon très divertissant, dans la limite d'un commerce équitable d’un aristo/un bouffon.
Je fais le tri entre ceux qui rient de moi comme d’un homme qui trébuche de sa propre ivresse narcissique et ceux dont les rires me réchauffent. Mais c’est moi qui siffle la fin de partie.
Ancien ou nouveau régime, c'est à l'aune de la constance proxime du pouvoir que l'on peut se faire une idée de la soumission.
Noble ou roturier, entrer dans la carrière se fait au prix de qq courbettes et la durée est indexée sur la souplesse de l'échine
Reste le gros des troupes, boniches, artistes, entrepreneurs et autres pues la sueur qui ne doivent leur réussite qu'à leur compétence, leur force de travail et leur talent
Elle est là, la vraie noblesse
-- Tous ces journalistes d'investigation impertinents qui testent les politiques sur le prix des chocolatines et du pass Navigo ferait mieux de les interroger sur le prix de leurs fringues
Chez Charvet une limace coûte 500 balles, une étrangleuse 200 €, ils ont au poignet des tocantes qui coûtent le prix d'une maison dans un lotissement en province et des écrase merdes à 8k€ de chez Berlutti pour les garçons et Louboutin pour les filles.
Leurs chiards sont à Stan ou à l'école Alsacienne pour 15000/l'année scolaire
Mme Knafo connaît plus sûrement le prix de la lingerie Victoria Secret où elle range son ticket de métro
