Après dix lessives complètes avec Everdrop, mon tambour de machine a bien tourné et mon avis ne repose plus sur une simple impression marketing. Entre promesse écologique, feuilles de lessive minimalistes et discours engagé, j’ai voulu confronter le concept à la réalité de mon linge du quotidien.
Entre performances de nettoyage, impact environnemental détaillé et analyse poussée de la composition, ce test va bien au-delà du simple « j’aime / j’aime pas ». Certains points m’ont vraiment surpris, d’autres m’ont obligé à creuser les chiffres et les études indépendantes…
Points clés Synthèse
Efficacité après 10 machines Lavage correct au quotidien, surtout sur le linge légèrement sale.
Taches difficiles Résultats plus limités sur les traces tenaces, prétraitement souvent nécessaire.
Odeur & fraîcheur Parfum discret, linge propre mais pas très parfumé.
Praticité
Dosettes faciles à utiliser, emballages pensés pour réduire les déchets
.
Rapport qualité/prix Un peu plus cher que les lessives classiques, mais cohérent pour une option plus écologique.

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Avis Everdrop après 10 machines : bilan honnête et nuancé
Mon test d’Everdrop s’appuie sur dix machines variées : linge du quotidien, vêtements de sport, couleurs foncées, blanc à 40 °C, parfois très taché. Cette diversité donne une vision concrète, loin d’un essai ponctuel sur une seule panière de linge.
Le principe d’Everdrop repose sur une lessive concentrée, sans microplastique, 100 % biodégradable, avec une réduction marquée des emballages et du transport d’eau. L’idée séduit immédiatement sur le plan écologique, mais la vraie question reste simple : le linge sort-il propre, agréable à porter et sans mauvaise surprise pour la peau ou les fibres ?
Dans cette analyse, je vais détailler l’efficacité de lavage, la douceur du linge, la gestion des taches, mais aussi l’impact environnemental mesuré par analyse de cycle de vie (ACV), la composition exacte des ingrédients et les limites à connaître avant de modifier toute sa routine de lessive.
À savoir : si tu cherches un mode de lavage plus responsable, tu peux aussi comparer avec une lessive maison au savon noir ou avec une lessive liquide alternative type Spring. Everdrop s’inscrit dans ce paysage de solutions plus sobres, avec une approche différente.Comment fonctionne Everdrop ? Concept, formats et promesse écologique
Everdrop mise sur une réduction drastique des déchets et du transport. L’objectif officiel : limiter les bouteilles en plastique, alléger les colis et réduire les émissions de CO2 liées à la logistique. Pour y parvenir, la marque propose des produits très concentrés, loin des bidons volumineux remplis d’eau.
La logique est simple : moins de volume, moins de plastique, des formules solides ou fortement concentrées, et une biodégradabilité totale des agents de lavage. L’ensemble vise une empreinte carbone plus basse, tout en conservant une efficacité de lavage jugée « positive » par les utilisateurs testés.
Lessive Everdrop : format, dosage et utilisation au quotidien
Le lavage se fait avec une dose précise adaptée à la dureté de l’eau et à la saleté du linge. Cette approche limite le surdosage, très courant avec les lessives classiques liquides ou en poudre. Le linge sort avec un parfum relativement discret, loin des fragrances très tenaces des lessives conventionnelles.
Pendant mes dix machines, j’ai gardé le même schéma : linge mélangé, programmes éco entre 30 et 40 °C et tri minimal sur les couleurs les plus sensibles. L’efficacité de lavage globale est positive, et je n’ai constaté aucun dommage visible sur le linge : pas de couleurs délavées, pas de fibres rêches, pas de dépôts.
« Efficacité lavage : positive – Aucun dommage linge constaté »
— Synthèse de satisfaction utilisateur issue des retours sur Everdrop
Pour les taches très incrustées (herbe, gras ancien, sauces pigmentées), un détachage préalable reste utile. Le taux de détachage n’est pas quantifié dans les données disponibles, ce qui pousse à se fier à son expérience personnelle et à un minimum de prétraitement sur les zones sensibles (cols, aisselles, genoux d’enfants).
Une approche zéro plastique à usage unique
Everdrop affiche des résultats concrets sur la réduction du plastique. Chaque produit permet d’éviter environ une bouteille plastique et, à l’échelle de la marque, on atteint déjà 15 millions de bouteilles en plastique évitées. Cette donnée illustre un basculement réel par rapport aux lessives liquides en bidon.
La stratégie intègre aussi l’optimisation des emballages secondaires, avec des sachets ou boîtes plus compacts et recyclables. Cette sobriété répond aux attentes de ceux qui veulent une salle de bain et une buanderie moins encombrées et moins plastifiées.
Performances de lavage : mon avis après 10 machines complètes
Après dix cycles, le retour d’expérience ne repose plus sur un simple coup d’essai. Le tambour a accueilli du linge de sport, des serviettes, des draps, des vêtements d’enfants et des pièces plus délicates. Chaque machine a permis de tester Everdrop dans des conditions proches d’un usage réel et régulier.
Propreté générale du linge
Sur le linge peu à moyennement sale, le résultat est satisfaisant et stable. Les textiles ressortent visiblement propres, frais, sans odeur résiduelle. Les vêtements de sport légers, portés une fois pour une séance modérée, ne gardent pas de senteur de transpiration.
Pour les charges plus lourdes en odeurs (sport intensif, serviettes humides oubliées une journée dans le panier), un programme plus long et une température un peu plus élevée offrent un meilleur résultat. Everdrop suit alors correctement, sans besoin de rajouter d’additifs parfumés ou d’assouplissant.
Gestion des taches : quand le détachage manuel reste utile
Sur les taches anciennes ou très grasses, un prétraitement manuel reste recommandé. Everdrop ne se positionne pas comme détachant miracle, mais comme lessive globale. L’absence de données chiffrées sur le taux de détachage s’explique par cette approche : la marque ne promet pas une suppression systématique de toutes les salissures difficiles.
Sur dix machines, les taches simples (poussière, transpiration, légère trace alimentaire récente) partent correctement. En revanche, pour des taches comme :
- herbe incrustée sur pantalon d’enfant,
- sauce tomate séchée,
- huile ancienne sur torchon,
- maquillage sur col blanc,
un détachant spécifique ou un brossage avec du savon avant lavage améliore clairement le résultat. Ce besoin rejoint les habitudes recommandées, quel que soit le type de lessive utilisé.
Conseil pratique : pour renforcer l’action d’Everdrop sur les textiles en fibres naturelles, un pré-trempage dans de l’eau tiède avec un peu de bicarbonate de soude ou de savon noir fonctionne très bien. Tu peux t’inspirer des pratiques de lessive au savon noir maison pour les pièces les plus capricieuses.Respect du linge : fibres, couleurs et douceur
Les données de satisfaction mentionnent explicitement « aucun dommage linge ». Mon test recoupe ce constat : après dix cycles, je ne vois ni ternissement brutal des couleurs, ni aspect feutré sur les pulls, ni blanchissement suspect des impressions sur t-shirts.
La formulation ménage correctement les fibres, ce qui convient bien aux textiles naturels type coton ou lin. Sur les tissus synthétiques, l’intérêt est double : limiter les résidus de lessive sur la peau et réduire les lavages agressifs pour préserver la tenue des couleurs.
Pour aller plus loin dans une garde-robe plus durable, le passage à des textiles plus responsables et moins plastifiés joue un rôle central. Un article comme 10 tissus à porter pour une garde-robe sans plastique complète bien la réflexion : better lessive + better vêtements = impact global réduit.
Impact environnemental d’Everdrop : chiffres clés et analyse ACV
Au-delà du ressenti en buanderie, Everdrop met en avant des analyses de cycle de vie (ACV) et une réduction chiffrée des impacts environnementaux. Ces données permettent de comparer objectivement la lessive à des solutions classiques, sur plusieurs cycles de vie et plusieurs indicateurs.
Réduction des émissions, de l’eau et des pollutions : les apports du rPET
Everdrop utilise du plastique recyclé (rPET) et des formats optimisés pour réduire l’empreinte carbone, la consommation d’eau et diverses formes de pollution. L’ACV montre des réductions progressives selon le nombre de cycles de réutilisation du rPET.
1 cycle 16 % 56 % 23 % –
3 cycles 69 % 78 % 68 % 53 %
9 cycles 87 % 86 % 83 % –
20 cycles 92 % 88 % 87 % –
Plus le rPET est réutilisé dans la chaîne, plus les gains environnementaux augmentent. À 20 cycles, la réduction des émissions de gaz à effet de serre atteint 92 % par rapport à un scénario de référence. La diminution de la consommation d’eau atteint 88 %, et l’acidification (liée notamment à certains rejets industriels) baisse de 87 %.
« Les analyses de cycle de vie indiquent une réduction significative des émissions par rapport aux solutions classiques, notamment via la réutilisation du rPET et la limitation du transport d’eau. »
— Synthèse d’analyse indépendante (Yook)
Comparaison avec les lessives et nettoyants classiques
Les données disponibles comparent aussi Everdrop aux produits ménagers classiques, en particulier sur le nettoyant cuisine et la logistique associée. Pour ce segment, les chiffres affichent :
- – 96 % d’émissions liées au produit nettoyant cuisine par rapport à une alternative conventionnelle,
- – 97 % liées au transport, grâce au format concentré sans transport d’eau inutile.
La logique est transposable à la lessive : le cœur de la démarche repose sur des produits légers, concentrés, peu volumineux à transporter. L’économie absolue de transport se résume bien : « pas d’eau transportée ». Seule la matière active circule, l’eau étant rajoutée chez toi, via le cycle de lavage.
Empreinte carbone globale de la marque
Les chiffres d’empreinte carbone montrent une augmentation entre 2021 et 2022 :
- 2021 : 4 637 tonnes de CO2e,
- 2022 : 5 405 tonnes de CO2e.
Cette hausse se relie à la croissance de la marque et aux transports supplémentaires. Everdrop reste cohérent avec une stratégie qui privilégie la réduction des émissions avant la compensation. En 2022, 412 tonnes de CO2e ont été compensées, mais la priorité vise une limitation structurelle via les formats, les emballages et la logistique.
Point de vigilance : une empreinte globale qui augmente n’est pas forcément un signe de recul écologique. Elle reflète aussi la croissance du nombre d’utilisateurs. L’enjeu réel consiste à réduire l’empreinte par lavage ou par kilo de linge traité, ce que montrent justement les ACV et les comparaisons avec des produits classiques.Composition d’Everdrop : ingrédients, biodégradabilité et points sensibles
Everdrop met en avant une composition vegan, d’origine naturelle, sans microplastique, 100 % biodégradable. Ce positionnement répond à toutes les attentes actuelles en matière de détergence plus douce pour l’environnement. La marque fournit une liste précise d’ingrédients, chacun ayant une fonction technique définie.
Ingrédients principaux et rôle dans la lessive
Voici les principaux composants recensés dans la lessive Everdrop, avec leur fonction :
Sel d’acide succinique Adoucissant de l’eau, complexant Facilement biodégradable
Bicarbonate de soude Régulateur de pH, action sur graisses et saletés Ingrédient minéral, impact maîtrisé
Épaississant naturel Stabilisation de la formule, texture Biodégradable
Sel d’acide citrique Régulation pH, anti-calcaire Biodégradable
Sel d’acide alanine diacétique Agent chélatant, alternative sans phosphate Biodégradable, moins problématique que les phosphates
Sel de potassium de l’acide sorbique Conservateur Profil respectueux de l’environnement
Sels d’acide benzoïque Conservateurs Biodégradables
TAED Activateur de blanchiment à basse température Biodégradable, mais issu de la pétrochimie
Parfums naturels Parfumage du linge Optimisés pour une bonne biodégradabilité
L’ensemble de la formule vise un produit entièrement biodégradable, ce qui limite fortement l’accumulation de résidus persistants dans l’eau et les sols. L’absence de microplastique évite aussi la libération de particules problématiques lors de chaque cycle de lavage.
100 % biodégradable : ce que cela signifie concrètement
Everdrop annonce des produits 100 % biodégradables. Concrètement, cela signifie que les ingrédients se décomposent dans l’environnement en substances simples, assimilables par les micro-organismes. Cette caractéristique différencie la formule de nombreuses lessives classiques, qui laissent des tensioactifs ou des polymères bien plus persistants.
Cette biodégradabilité totale ne dispense pas d’un usage mesuré, mais elle limite nettement l’impact sur l’écotoxicité de l’eau douce. Les ACV montrent d’ailleurs une réduction de 53 % de l’écotoxicité en eau douce à partir de 3 cycles rPET comparé au scénario de référence.
Limite à garder en tête : même avec une formule biodégradable, un lavage reste une opération consommatrice d’eau et d’énergie. La sobriété passe aussi par le nombre de machines hebdomadaires, le remplissage correct du tambour et le choix de vêtements plus durables, notamment sans fibres plastiques.Points de vigilance : ingrédients issus de la pétrochimie et irritants potentiels
Les analyses indépendantes relèvent quelques aspects à surveiller pour un public très sensible à la composition.
- TAED : bien que biodégradable, cet activateur de blanchiment reste issu de la pétrochimie. La marque alternative ainsi certains agents plus polluants, mais l’origine fossile subsiste.
- Laureth-7 : un ingrédient identifié comme potentiellement irritant dans une analyse orientée cosmétique. À noter : une lessive n’est pas un produit laissé sur la peau, elle se rince complètement, ce qui réduit fortement l’exposition.
- Oxydes d’éthylène : la présence d’ingrédients dérivés d’oxyde d’éthylène est remontée dans certains audits. Ces composés suscitent régulièrement des discussions dans l’univers des cosmétiques, en particulier pour les peaux ultra-réactives.
« Les analyses montrent un profil globalement favorable, avec toutefois la présence de quelques ingrédients irritants potentiels et d’agents issus de la pétrochimie, même si biodégradables. »
— Synthèse de préoccupations relevées sur la composition
Pour un usage sur linge de bébé ou peau très réactive, un test progressif sur quelques machines et un rinçage renforcé constituent une bonne approche. Sur mes dix machines, je n’ai pas observé de démangeaisons ou d’irritation particulière, mais chaque peau réagit différemment.
Économie de plastique, de transport et comparaison avec d’autres options responsables
Everdrop se positionne à la fois comme alternative aux lessives de grande surface et comme concurrent direct d’autres marques engagées ou de recettes maison. Le cœur de la promesse repose sur trois axes : plastique évité, transport allégé, composition plus propre.
Bouteilles plastiques évitées et logistique optimisée
Les données annoncées sont claires :
- 15 millions de bouteilles plastiques déjà évitées à ce jour,
- 1 bouteille plastique évitée par produit en moyenne,
- économie de transport grâce à l’absence d’eau transportée.
Ce dernier point change beaucoup de choses dans l’empreinte globale : au lieu d’expédier des litres d’eau diluée, Everdrop n’envoie que des composants actifs. Ce principe s’applique aussi à leurs autres produits ménagers (pastilles, recharges), ce qui aligne toute la gamme sur cette même logique de réduction.
Everdrop vs lessive maison, Spring & co.
Pour te faire un avis global, tu peux mettre Everdrop en regard d’autres approches :
- Lessive maison au savon noir ou au savon de Marseille : contrôle total des ingrédients, coût souvent plus bas, mais travail de préparation et stabilité variable. L’article détaillé sur la lessive au savon noir illustre bien cette option.
- Marques engagées type Spring : formules prêtes à l’emploi, souvent en dosettes ou tablettes, transparence renforcée sur la composition. L’analyse publiée sur Spring, lessive 100 % clean permet un parallèle intéressant avec Everdrop, notamment sur la clarté des ingrédients et l’empreinte logistique.
Everdrop se situe entre la simplicité d’une marque prête à l’emploi et la radicalité d’une démarche maison zéro compromis. La décision se joue souvent sur la sensibilité de ta peau, ton budget, ta tolérance à une légère part de pétrochimie biodégradable et le confort recherché au quotidien.
Repère pour choisir :- Tu veux une solution clé en main, sans fabrication maison et avec beaucoup moins de plastique : Everdrop ou Spring correspondent bien.
- Tu veux contrôler chaque gramme d’ingrédient : les recettes maison au savon noir ou au savon de Marseille restent imbattables en transparence.
- Tu préfères réduire l’impact via le textile lui-même : repenser ta garde-robe avec des matières sans plastique joue un rôle tout aussi déterminant.
Avis Everdrop après 10 machines : ce que je retiens vraiment
Au terme de ces dix cycles, mon jugement repose sur une combinaison de vécu concret, de chiffres d’ACV et d’analyse de composition. La lessive remplit son rôle de nettoyage pour un usage domestique courant, sans abîmer les textiles ni saturer la machine de résidus. La promesse environnementale s’appuie sur des données structurées : réduction des émissions, de l’eau, de l’acidification, écotoxicité en baisse et suppression des microplastiques.
La formule reste néanmoins un compromis : présence de quelques ingrédients issus de la pétrochimie, potentiel irritant pour les peaux ultra-sensibles, empreinte carbone globale qui suit la croissance de la marque malgré les efforts de réduction. Everdrop n’est pas un produit magique, mais un outil cohérent pour réduire l’impact de chaque machine, à condition de l’intégrer dans une démarche plus large : réflexion sur la fréquence de lavage, choix des textiles, température des programmes et entretien régulier de la machine.
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