Que peut-on faire des menteurs une fois qu'ils sont identifiés comme tels ? Quelle forme prendra notre relation avec eux ? Ce sont d’importantes questions qu’il n’est ni facile, ni agréable de traiter. Les relations humaines sont complexes, et le mensonge se situe à l'intersection de la confiance, de la peur, de l'insécurité et de l'autoprotection.
Il n'existe pas de réponse unique et « correcte », mais il y a des pistes qui devraient nous aider à y faire face avec clarté et respect de soi. Nous avons déjà vu que mensonges et menteurs ne se ressemblent pas tous. Les gens mentent pour des raisons très différentes et il est important de comprendre le type de mensonge qu'ils utilisent pour nous aider à choisir notre réponse.
Commençons par les menteurs occasionnels ou motivés par la peur, ceux qui mentent parce qu'ils ont peur des conséquences, de l'embarras ou des conflits. Il y a un peu d'espoir avec ce groupe, car il peut changer et que certains se sentent un peu coupables. En fait, ils peuvent réduire leur mensonge quand ils se sentent suffisamment en sécurité pour être honnêtes. Ensuite, nous avons les menteurs compulsifs, ceux qui mentent par réflexe, même lorsque la vérité serait plus simple. Ils ont souvent appris à mentir comme mécanisme réactif et s'ils sont disposés et capables de faire des efforts, ils pourraient changer, mais je ne parierais pas là-dessus.
Le groupe suivant, et plus inquiétant, est celui des menteurs manipulateurs ou égoïstes qui mentent pour contrôler, exploiter ou obtenir un avantage. Ce sont des individus dangereux. Ils changent rarement sans conséquences majeures ou sans aide professionnelle, alors ne les approchez pas ! Cela m'amène à la question de savoir si nous devrions envisager de travailler avec quelqu'un qui ment.
Cela peut être envisagé, mais seulement avec des limites. Nous pourrions travailler avec quelqu'un qui utilise des mensonges motivés par la peur ou des mensonges mineurs, s'il reconnaît son comportement, fait de gros efforts pour s'améliorer et si nous sommes lucides quant à quoi s’attendre en pouvant en supporter les conséquences.
Il est clair qu'il ne faut pas travailler avec quelqu'un qui ment si c'est pour manipuler les résultats, nier ou justifier ses défauts et les utiliser pour nuire aux autres ou miner la confiance au sein d’une équipe. Si une personne malhonnête est candidate à un poste dans un environnement professionnel, la clé est d'établir une structure rigoureuse avec des accords écrits et documentés précisant clairement les attentes, sans se fier aux seules promesses verbales. Il ne s'agit pas d'une punition, mais d'une mesure de protection.
Demain, nous verrons s'il est possible de maintenir une relation avec des personnes malhonnêtes. Pourrions-nous rester amis avec elles ? Les amener à changer ? Ou devrions-nous simplement les éviter ?
