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Improbable régénération minoritaire de l'intérieur ?

Publié le 09 septembre 2008 par Dagrouik
C'est l'avis de Frederic Lordon qui juge la gauche d'ajustement avec force. Il doit parler de celle qui vante les managers et qui se réunit entre semblables CSP++ en costumes ?

Si l'alternative est bien celle que s'apprêtent à rencontrer les Etats-Unis, à savoir le binôme « concurrence dépressionnaire du pouvoir d'achat et relais par le crédit titrisé » ou bien « finance un peu re-régulée et croissance molle », la conclusion s'impose avec évidence : fermer le privilège de profitabilité de la finance se justifie en soi, mais si la question véritablement posée déborde le seul cadre de la finance, alors la réponse se doit d'avoir la même extension. En d'autres termes, s'il n'y a pas crise de la « finance seule » mais crise – avérée ou à venir – du régime de croissance, c'est l'ensemble des formes institutionnelles du « capitalisme déréglementé à dominante financière » qui appelle une profonde transformation – et notamment d'engager celle de la concurrence immédiatement après celle de la finance. Pauvres socialistes : ne sachant pas vraiment, de l'idée triviale et molle « d'économie de marché » ou de l'idée précise et toxique « d'économie à déréglementation concurrentielle généralisée », laquelle ils épousaient vraiment, les voilà, par défaut, ralliant triomphalement un monde finissant. La logique voudrait qu'ils finissent avec lui. À vrai dire, ils sont déjà, quoiqu'eux seuls l'ignorent, le corps mort de la vie politique française. Et, faute d'une trop improbable régénération minoritaire de l'intérieur, en attente d'un autre qui se lèvera à sa place.

Cela vient peut-être tard pour lui qui a rédigé son ouvrage ( qui va sortir sous peu), mais peut-on lui rappeler ces phrases qui ont donné des hoquets aux tenants du sparadrap et de l'ajustement fiscal à La Rochelle ?

L'heure n'est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce ne sont plus simplement les effets du système qu’il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. Pour mettre l’économie au service de l’homme sans détruire les trésors de la planète.

Ca aura au moins le mérite d'avoir été dit. Et de secouer certains esprits. En tout cas, le livre méritera d'être lu !


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