Le Ghana s’apprête à déposer une résolution à l’ONU visant à qualifier la traite des esclaves africains de « crime le plus grave contre l’humanité ». L’initiative se veut à la fois politique et mémorielle, avec l’objectif d’inscrire plus fermement cette tragédie dans le droit international et dans les textes de référence des Nations unies.
Au-delà du symbole, Accra cherche à renforcer la reconnaissance officielle de la portée historique de la traite, de ses conséquences durables et des responsabilités qui l’entourent. Une telle démarche pourrait aussi raviver les débats sur la réparation, la transmission et les mécanismes de justice historique, dans un contexte où plusieurs pays africains et organisations panafricaines portent déjà ces questions sur la scène diplomatique.
Le processus dépendra toutefois des discussions et du vote des États membres. Si elle est adoptée, la résolution donnerait au Ghana une victoire diplomatique majeure et offrirait un levier supplémentaire aux États qui militent pour une reconnaissance internationale plus forte de la traite et de ses séquelles.
