Au total, 116 médailles sont disputées dans seize disciplines hivernales, dont le ski alpin, le biathlon, le combiné nordique, le bobsleigh, le curling, la luge et le skeleton, ainsi que le ski-alpinisme qui fait son entrée officielle au programme olympique. Le calendrier des compétitions a débuté deux jours avant la cérémonie d’ouverture, avec plusieurs épreuves préliminaires lancées dès le 4 février, avant l’ouverture officielle au stade San Siro de Milan le 6 février. Près de 90 nations sont représentées et des milliers d’athlètes concourent pour des médailles, des records et des moments historiques pour leurs pays.
Entre les courses vertigineuses dans les Alpes et les performances artistiques sur la glace milanaise, ces Jeux ambitionnent de célébrer à la fois l’héritage des sports d’hiver et leur évolution contemporaine, dans un cadre culturel et esthétique profondément italien. Je ne suis pas arrivée à Milan d’un seul trait. J’ai d’abord fait escale à Turin, traversant la France et glissant à travers la Suisse, observant le paysage se transformer derrière la fenêtre du train. Les montagnes sont apparues lentement à l’horizon, vastes, lumineuses, presque théâtrales dans leur ampleur, puis il était là : le Mont-Blanc, découpant le ciel comme un témoin silencieux de mon voyage. Neige, falaises, nuages effleurant les sommets, tunnels disparaissant dans la roche. Le trajet ressemblait moins à un simple déplacement qu’à une séquence cinématographique lente me menant vers l’Italie et les Jeux.
Turin portait une atmosphère différente. Plus dense, plus historique, plus introspective. En marchant dans ses larges boulevards et ses grandes places, je pouvais sentir l’empreinte des Jeux d’hiver de 2006 encore présente dans l’architecture, les monuments, le rythme urbain. C’était calme, digne, et étrangement apaisant, comme un rappel de l’époque où le sport d’hiver occupait ici le devant de la scène.
Puis vint Milan.
Dès mon arrivée, j’ai choisi de marcher. Je voulais ressentir la ville avant de l’analyser, la laisser me traverser avant de chercher les mots. Et immédiatement, quelque chose était différent. On sentait que les Jeux commençaient. Des drapeaux partout. Des écrans géants. Des gens rassemblés sur les piazzas. Des patinoires temporaires. Des artistes de rue. Des touristes, des bénévoles, des athlètes, des journalistes, des familles, des enfants au visage peint, tous partageant la même attente fébrile. Ce n’était pas seulement festif ; une tension montait, cette électricité olympique particulière où célébration et compétition se rencontrent. Milan ne donnait pas l’impression d’être une simple ville hôte. Elle semblait déjà en conversation avec les Jeux. Et bien sûr, je suis venue ici pour le patinage artistique.
Pas en tant que compétitrice, mais en tant que patineuse professionnelle façonnée par des années de performances sur des scènes internationales et sur la glace, et en tant qu’autrice cherchant à comprendre ce que le patinage signifie aujourd’hui, reconnaissante aussi d’être une simple spectatrice observant le sport que j’aime le plus, au-delà des médailles et des classements. Ce qui m’a le plus surprise, c’est que lorsque je suis arrivée, l’histoire olympique avait déjà commencé. Avant même la cérémonie d’ouverture, les épreuves par équipes de patinage artistique étaient déjà en cours. Les Jeux avaient commencé en silence, non pas avec des feux d’artifice, mais avec des lames sur la glace, des scores apparaissant sur les écrans et les premières émotions déjà à l’œuvre.
Pendant quelques jours, j’ai simplement erré dans Milan.
Le Duomo, les ruelles cachées, les cafés, les galeries, l’architecture moderne, les cours historiques. J’ai observé comment la ville se paraît pour les Jeux tout en restant résolument milanaise : élégante, précise, stylée, confiante. J’écrirai des articles séparés sur toutes ces visites — les lieux, l’art, l’atmosphère, la culture, la mode — dans le cadre de cette série Voyage, Italie. Mais avant cela, je veux commencer là où se trouve mon cœur : le patinage artistique. In the next articles, I will first summarize and analyze the figure skating competitions, starting with what I witnessed at the arena and on screens around the city.
I will cover:
the Men’s Short Program,
the Men’s Free Skate,
the Women’s Short Program,
the Women’s Free Skate,
All these event, I'm gonna see them live.
Each competition will not only be treated as sport, but as art, performance, and cultural moment, what these skaters say about the direction of contemporary skating, its risks, its beauty, and its contradictions.
This first article is simply about arriving. Arriving physically in Italy, arriving emotionally at the Olympics, and arriving intellectually at the place from which I will observe these Games, as both skater and journalist. The next text will return to what I saw tonight: the Men’s Short Program, and what this first competition revealed about modern skating, its brilliance, its pressure, and its atmosphere.
For now, Milan feels like a threshold: between my past on the ice, my present as a professional, and my growing role as a storyteller of this sport. This is where the Italian chapter truly begins. 🎙️ Wanderlust Ice & Ink By @sarahaerial.ice Sarah | Professional Figure Skater & Lifestyle... En savoir plus sur cet auteur La canicule s'abat de nouveau sur nous. Les températures grimpent, les records tombent, et l'été devient, plus que jamais, une épreuve. Mais au-delà de la gêne et des alertes sanitaires, ce que révèle cette chaleur suffocante, c'est une troublante...
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