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Caroline Ulrich : « Je rêve d’une médaille olympique, mais l’essentiel est ailleurs »

Publié le 18 février 2026 par Suisseblog @suisseblog

À 24 ans, Caroline Ulrich s’apprête à vivre un moment à part : ses tout premiers Jeux olympiques. Une première aussi pour sa discipline, le ski-alpinisme, qui fait ses débuts sur la scène olympique à Milan-Cortina 2026. La Vaudoise l’avoue sans détour : oui, elle rêve d’une médaille. Mais elle veut surtout savourer l’événement, pleinement, intensément.

« La montagne, c’est essentiel dans ma vie. C’est dans mon ADN. Compétition ou pas, j’aurai toujours besoin d’y être », confie-t-elle. Une passion née très tôt, lorsque ses parents ont chaussé Caroline et ses frères sur des skis. Depuis, la pente ne l’a plus quittée.

Aujourd’hui, ce parcours la conduit là où tant d’athlètes rêvent d’arriver : aux Jeux olympiques. « C’est une chance énorme, une opportunité qu’on n’a peut-être qu’une fois », sourit celle qui s’était déjà illustrée il y a six ans aux Jeux olympiques de la Jeunesse, à Lausanne. Alors voir le ski-alpinisme intégrer « les vrais Jeux », pour elle, c’est « vraiment super ».

Sans se laisser écraser par l’enjeu, Caroline Ulrich se fixe d’abord une priorité : vivre l’expérience. « On rêve toujours de médaille… mais pour moi, l’essentiel se trouve ailleurs. »

La force puisée dans l’épreuve

Derrière l’athlète, il y a aussi une histoire marquée par le drame : la perte brutale de son père, puis de son frère Mathias, tous deux emportés par la montagne qu’elle aime tant. Dans ces instants où tout aurait pu s’arrêter, le sport est devenu un repère. « J’ai continué sans me poser de question. C’est aussi ça qui m’a aidée à me relever », dit-elle.

À ses côtés, une présence déterminante : sa maman. « Après la perte de mon papa, c’est elle qui m’a directement remise sur les skis », souffle Caroline, la voix chargée d’émotion.

Sa mère, elle, regarde cette aventure olympique avec fierté et tendresse. « Elle est courageuse. Je suis incroyablement fière d’elle. Et honnêtement, les Jeux olympiques n’y changeront rien. Peu importe le résultat, j’aimerais juste qu’elle soit heureuse d’y être et surtout qu’elle en profite. »

Jeudi, Caroline Ulrich sera au départ des qualifications du sprint. Et forcément, au moment de s’élancer, ses pensées iront vers ceux qui l’accompagnent autrement. « C’est important pour moi de les porter en moi dans tout ce que je fais. Je pense très souvent à eux. Je sais que, peu importe ce que je fais, ils seront toujours là, d’une manière ou d’une autre. »


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