Les pays africains remboursent aujourd’hui à la Chine davantage d’argent qu’ils n’en reçoivent sous forme de nouveaux prêts. La relation financière entre Pékin et le continent bascule ainsi dans une phase de sortie nette de capitaux, après des années marquées par de grands financements d’infrastructures.
Ce retournement s’explique par l’arrivée à maturité d’une partie des emprunts contractés lors de la précédente décennie et par un rythme de nouveaux engagements plus limité. Concrètement, la priorité devient le service de la dette, avec une pression accrue sur les budgets publics et un besoin plus fort de renégociation des calendriers de paiement pour les États les plus exposés.
Dans ce contexte, plusieurs gouvernements cherchent à rééquilibrer leurs sources de financement, à allonger les échéances et à réduire le coût global de la dette, tout en évitant que les remboursements n’étouffent l’investissement et les dépenses sociales.
