Le projet de monnaie unique ECO au sein de la CEDEAO revient au centre des discussions, avec l’hypothèse d’un lancement par étapes qui pourrait, dans un premier temps, se faire sans l’UEMOA. Une option qui interroge directement les pays de l’Union, dont la Côte d’Ivoire, alors que l’objectif affiché reste une intégration monétaire à l’échelle de toute l’Afrique de l’Ouest.
L’idée d’une mise en place progressive viserait à avancer malgré les blocages techniques et politiques qui retardent le dossier depuis des années. En toile de fond, la question des critères de convergence, de la gouvernance monétaire et de l’architecture institutionnelle à adopter demeure sensible, notamment sur l’articulation entre les États déjà dans une union monétaire et ceux qui n’en font pas partie.
Pour Abidjan, un démarrage sans l’UEMOA ouvrirait un débat stratégique sur la place des économies ouest africaines dans le futur dispositif, sur les conditions d’adhésion ultérieures, et sur l’impact potentiel pour les échanges, la stabilité des prix et la compétitivité régionale. Le scénario d’une ECO à deux vitesses, même temporaire, pourrait donc rebattre les cartes et accélérer les arbitrages au sein des États membres.
