
Les branluchonsavaient l'air de se faire la gueule. Même qu'ils pissaientsur ce qu'ils imaginaient être leur territoire d'histoirepour se rappeler de leur odeurde mâle accomplisachant souffrir pour la causemais restant tout de même sauvage et romantique avec tous les accessoires religieux gri-gri...Les branluchonsavaient l'air et la chansondes frères ennemis.Même style (enfin, si on peut appeler ça du style)même looket aversion maladive de la couleurou alors tatouée en seconde peau.Les branluchons aimaient le sport: de combat de préférence.la fraternité entre hommes et quelques femmes aussiparce qu'ils savaient évoluer avec leur époqueet leurs copines également..les branluchons se ressemblaient tellementqu'ils avaient les mêmes chausseurs, les mêmes blousons (mais pas la même marque)le même genre de chefssuivant les saisonsavec les mêmes rhétoriques , à peine inversées.Les branluchons étaient souvent cultivés, de famille relativement aiséesavec bien sur quelques exceptions pour mettre bien en avant sur le tableau;ils avaient fait ou faisaient encore des étudesfréquentaient des librairiespas les mêmes bien suret des barspas les mêmes non plus.C'étaient de jeunes adulescents lisant des livrespas les même non plus.ils aimaient la campagnepour s'ébattre et se battre pour rire avec sacs à dos, Les branluchons aimaient aussi les chansons au coin du feu.A une époque , tu vas rire certains allaient dans les mêmes colos entre Libye, Soudan, Algérie...Ils se fournissaient chez les mêmes artificiers, c'est dire...Et ils se ressemblaient tellementenfin quoi, c'était des brannluchons.manipulables à souhaitet toujours là pour la bonne cause.Celle qui donne du peps à la vieà coup de barres de fer ou de manches de pioche.avant de prendre sa retraite et pour certains devenir penseurs pour branluchonsdéputé, sénateur et plus si affinitéset horaires des marées.Les branluchons d'aujourd'hui s'insultaient sur les réseaux "sociaux" avec des pseudos forcément,et des VPN au cas z'où et le dark web pour la fête forainez'étaient pas cons les branluchonsIls aimaient leurs animaux de compagnie, leurs enfants de compagnie, leurs compagnons ou compagnesde compagnie; ils écrivaient même des poèmes parfois et saluaient leurs voisins. Certains allaient à l'église le dimanche et priaient pour leur salut;D'autres allaient au meeting de machine ou de machin et ça les transcendaient.On se rassure comme on peut...Bref z'avaient tellement peur de rester seul(e)s face à l'immensité du cosmos et ses doutes qu'ils se faisaient des ami(e)s certains virtuels, les plus nombreux et d'autres aussi un peu comme eux.Les branluchons avaient tellement peur qu'ils disaient "même pas peur"ou "t'inquiète".Ils balançaient sur la toile des trucs qu'on leur avait envoyé et plus c'était gros plus c'était vrai;pour les vérifications ben! pas le temps...on verrait plus tardfaut dire que ça allait dans le sens de ce qu'ils pensaient déjà;Donc, tu vois quoi...
Parole de branluchon d'un jour ou l'autre
photo source: Toile"Une croyance me prouve seulement l'existence du "phénomène croyance", mais nullement la réalité de son contenu."
Carl Gustav Jung
"Pour survivre, il faut raconter des histoires"Umberto Eco

.../..."Nous vivons un processus de dissociation, c'est-à-dire une lente mais certaine destruction des milieux associés symboliques... Cette dissociation a commencé depuis que le modèle de la division industrielle du travail, issu du machinisme qui s'est déployé au XIXème siècle, a été mis en oeuvre dans le domaine langagier par les médias de masse, tels qu'ils reposent sur l'opposition de ceux qui sont devenus des producteurs et des consommateurs de symboles, et c'est ce qui est rendu possible par....l'apparition d'appareils technologiques qui permettent par exemple d'écouter de la musique sans avoir à en faire, tout aussi bien que d'écouter des discours politiques - formatés, hachés et passés à la moulinette des plateaux de télévision - sans avoir à les lire : sans les fréquenter dans de temps singulier de l'attention que constitue la lecture."Bernard Stiegler extrait de: "De la démocratie participative" Marc Crépon/Bernard StieglerEditions "Mille et une nuits"
"Quand mon angoisse ne suffit plusje vais sur change-ton-angoisse.comet j'en choisi une nouvelleparce que nom de Dieu de bordel de merdesur cette terre de damnéstout le monde mériteune belle angoisseà sa taille."Thomas Vinau
