Ralph Stöckli, chef de mission helvétique, tire un bilan élogieux des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina : record de médailles pulvérisé, ski alpin masculin souverain, mais quelques axes d’amélioration organisationnels à noter.
Un record vieux de 37 ans effacé
La délégation suisse n’avait jamais connu pareille moisson olympique. Avec 23 médailles décrochées (6 en or, 9 en argent, 8 en bronze), elle pulvérise son précédent record de 15 podiums, établi à trois reprises — Calgary 1988, PyeongChang 2018 et Pékin 2022. La Suisse a su tirer profit d’un calendrier élargi tout en maintenant un très haut niveau d’excellence (nouvelle discipline du ski-alpiniste qui a rapporté 2 médailles).
Sans avoir fixé d’objectif chiffré avant le début des Jeux, Ralph Stöckli reconnaît que toutes les attentes ont été dépassées. « Nos athlètes ont réussi à produire leur meilleure performance le jour J », souligne-t-il avec satisfaction.
Tableau des médaille Jeux Olympiques
Bormio, capitale éphémère du ski helvétique
Le site de Bormio restera comme le symbole de ces Jeux pour la Suisse. Sur les pentes italiennes, les skieurs alpins masculins ont tout simplement dominé les débats : 8 médailles et 4 titres sur 5 épreuves, auxquels s’ajoutent 2 podiums en ski alpinisme. Franjo von Allmen, Loïc Meillard et Marco Odermatt ont chacun quitté l’Italie avec 3 médailles en poche, faisant de Bormio une véritable enclave suisse le temps de deux semaines.
Stöckli assume cette dépendance envers ses grandes stars : « Pour un petit pays comme le nôtre, c’est normal. »
Une diversité qui confirme la bonne santé du sport suisse
Au-delà des podiums en ski alpin, ce qui frappe dans le bilan helvétique, c’est l’étendue des disciplines récompensées. Il y a quatre ans en Chine, les 15 médailles provenaient de seulement 3 sports. En Italie, elles se répartissent dans 9 disciplines différentes : ski alpin, skicross, ski freestyle, ski alpinisme, ski de fond, saut à ski, bob, curling et aérials.
Un signe encourageant pour le chef de mission, qui y voit la preuve que la promotion du sport fonctionne en Suisse. Il insiste néanmoins sur la nécessité de « mettre l’accent sur des offres simples d’accès pour amener davantage de gens vers le sport ». Les performances des athlètes constituent à cet égard la meilleure des publicités, ayant « certainement inspiré beaucoup de monde » à travers le pays.
