L’International Football Association Board (Ifab) a adopté samedi, lors de son assemblée générale annuelle au pays de Galles, un ensemble de mesures destinées à fluidifier le jeu et à mettre fin aux manœuvres dilatoires qui parasitent les matchs de football.
Fini les pertes de temps
Désormais, tout joueur soupçonné de retarder délibérément une rentrée en touche ou un six-mètres s’exposera à une sanction concrète : l’arbitre déclenchera un compte à rebours visible de cinq secondes, et à son terme, le ballon sera rendu à l’adversaire — ou un corner lui sera accordé selon les cas. Un mécanisme qui existait déjà pour les gardiens conservant trop longtemps le ballon en mains, et qui s’étend donc à l’ensemble des joueurs.
Concernant les remplacements, souvent détournés pour grignoter du temps, le joueur sortant disposera de dix secondes pour quitter la pelouse dès l’annonce du changement. En cas de dépassement, son remplaçant devra patienter une minute en bord de terrain et attendre le prochain arrêt de jeu pour entrer.
Les simulations dans le viseur
Pour décourager les blessures simulées, toute intervention du staff médical entraînera la sortie obligatoire du joueur concerné, lequel ne pourra pas reprendre le jeu avant une minute après la reprise.
La VAR élargie, et deux chantiers ouverts
L’Ifab a également étendu le recours à la vidéo, notamment en cas de doute sur un deuxième carton jaune ou sur un corner litigieux.
Enfin, deux situations récentes ont conduit l’instance à engager une réflexion approfondie : les joueurs quittant unilatéralement le terrain pour contester une décision arbitrale — comme lors de la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc en janvier — et ceux qui dissimulent leurs propos derrière leur maillot lors d’altercations verbales, à l’image de l’incident impliquant Vinicius Junior et Gianluca Prestianni lors du barrage de Ligue des champions entre Benfica et le Real Madrid la semaine dernière.
Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur à partir de la Coupe du monde 2026.
