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Dispositif « Réussite scolaire » (2)

Publié le 09 septembre 2008 par Frontere

Que dire des élèves du lycée, garçons et filles âgés de 16 à 18 voire 19 ans pour les redoublants?

Tout d’abord j’avoue avoir apprécié de rencontrer des jeunes polis et respectueux des règles de l’établissement (j’ai pu aussi le constater en prenant des repas au restaurant scolaire) ; et cela loin des clichés habituels sur la jeunesse d’aujourd’hui.

Ensuite, s’agissant d’élèves auxquels il avait été demandé cet effort, venir suivre pendant la deuxième quinzaine du mois d’août des cours, j’ai été agréablement surpris. Bien sûr certains n’ont pas manqué de faire remarquer qu’on leur avait imposé cette présence ; contrairement d’ailleurs à ce que j’ai pu lire dans la presse locale où on parlait d’élèves volontaires. Disons que monsieur le Proviseur avait passé une sorte de contrat moral avec ses/ces élèves : vous passez en terminale contre l’avis du Conseil de classe - ou vous redoublez au lycée Albert Camus - mais en contrepartie vous suivrez des cours de révision et de remise à niveau.

Sur les 28 heures pendant lesquelles je devais intervenir, 13 heures, près de la moitié, étaient consacrées aux élèves de terminale littéraire du lycée.

Je vais donc rappeler ici pour commencer les œuvres au programme de cette série du baccalauréat pour l’année scolaire 2008-2009 :

- « Roméo et Juliette » de William Shakespeare,
- « Les liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos,
- extraits des « Pensées » de Blaise Pascal,
- « Le Guépard » de Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Pour cette raison, j’ai évoqué la biographie de Shakespeare et traité du théâtre élisabethain ; de même j’ai parlé du jansénisme sans la compréhension duquel il est difficile d’appréhender sinon Les Pensées, du moins la pensée de Pascal.

Enfin eu égard l’œuvre de Laclos, j’ai établi un parallèle entre le libertin du XVIIe siècle et celui du XVIIIe.

Dans mon esprit il n’était pas question de déflorer la pièce de Shakespeare ni d’aborder Les Pensées de Pascal, si j’avais été moi-même professeur dans cet établissement je n’aurais pas aimé qu’un intervenant extérieur procédât ainsi.

Peut-être ai-je eu tort?

Le proviseur ayant expliqué les difficultés qu’il avait eues à trouver un intervenant en philosophie j’ai également pensé que je pouvais esquisser une approche de cette discipline.

Et voulant ainsi parler de Jean-Paul Sartre, il m’était difficile - au moins en hommage au nom du lycée - de ne pas traiter de la vie d’Albert Camus et de sa philosophie.

Ce sera l’objet de la dernière partie de ce billet de rentrée.

 A suivre


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