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Jamais un sentiment semblable

Par Vertuchou

Jamais un sentiment semblable n’avait envahi le cœur de Myriam aussi vite, aussi violemment, l’irrésistible envie de saisir cette tête aux cheveux bouclés, de la tenir serrée contre sa poitrine. Au plus profond, des mots criaient. Son corps pris dans le soleil de ces yeux posés sur elle, brûlait. Une joie éperdue l’emplissait, étirait les arbres vers le ciel, les rendait mystérieux. Les idées les plus incongrues lui étaient passées par la tête, une exaltation qu’elle n’aurait jamais cru possible. Diane s’apercevait-elle de ce qui se passait ? Myriam contenait avec peine cette émotion qui ne cessait de croître en elle. Ses mains tremblaient. Quand Diane lui demanda une cigarette, elle laissa tomber le paquet par terre, et dut se pencher sous la table pour ramasser les cigarettes une à une, n’osant porter son regard sur l'éclatant pantalon dont le rouge éclatait contre le blanc du fauteuil en métal laqué.

Anne Michel, Myriam et Diane.

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&t;&version; Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous : Vous aimerez aussi : Qu’est-ce qui la rendait si belle ? Qu’est-ce qui la rendait si belle ? Unies tendrement Unies tendrement Lorsqu’il téléphonait Lorsqu’il téléphonait Je bénis, ma bien-aimée Je bénis, ma bien-aimée

Emois

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