Il était une fois deux frères.
Puis il n’y en eut plus qu’un : moi.
J’ai grandi vite, avant d’apprendre à conduire,
même. Voilà j’y étais : un adulte puant.
J’ai pensé à développer des intérêts
auxquels on prendrait de l’intérêt. Pas de savon.
Je suis devenu très larme à l’œil pour mon enfance
qui avait paru si douce. Aussi,
avec l’âge, je me suis fait plus charitable
envers mes opinions, mes idées,
pensant qu’elles valaient bien celles du tout-venant.
Puis un grand nuage vorace
est apparu, vautré sur l’horizon et l’avalant
tout entier, à n’en plus finir semblait-il.
John Ashbery
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