Affublé d’un imposant nez qui lui valut bien de pénibles surnoms, Emile V connut une enfance de brimades et de moqueries dont le dédain de la belle Gertrude, agressivement manifesté, marqua l’acmé : « Va donc te savonner la bouche hé, péquenot ! » Depuis, Emile V a vécu dans le dénuement et la solitude, car personne ne tient à fréquenter de près ou de loin un individu qui a la désagréable habitude de manger des savonnettes.
