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STATION ASSISE et stimulation cognitive

Publié le 28 mars 2026 par Santelog @santelog
Si la station assise prolongée est à éviter pour préserver sa santé cardiométabolique, elle pourrait cependant favoriser quelques bénéfices cognitifs (Visuel Adobe Stock 941563954)

Si la station assise prolongée est à éviter pour préserver sa santé cardiométabolique, elle pourrait cependant favoriser quelques bénéfices cognitifs, soutient cette équipe de l’Institut Karolinska (Suède) et de l’Université Deakin (Australie) : stimuler son cerveau en position assise contribue à réduire le risque de démence, selon ces conclusions, publiées dans l’American Journal of Preventive Medicine, qui démontrent, contre toute attente, que tous les comportements sédentaires ne se valent pas.

À l’échelle mondiale, les populations vieillissent. La démence est aujourd’hui la 3è cause de mortalité et la 7è cause d’invalidité chez les personnes âgées dans le monde. Cette affection fréquente liée à l’âge affecte la qualité de vie de nombreux adultes, ainsi que celle de leurs familles et aidants. La prévention est essentielle et repose notamment sur l’identification des facteurs de risque modifiables.

La plupart des adultes passent environ 9 à 10 heures par jour assis.

On pensait auparavant que toute sédentarité, et en particulier la station assise prolongée était associée à un risque accru de développer une démence. Des études plus récentes ont montré que les comportements sédentaires mentalement passifs (comme regarder la télévision) augmentent en effet le risque de dépression, tandis que les comportements sédentaires mentalement actifs (comme la lecture et le travail de bureau) semblent apporter un effet protecteur.

La recherche établit ainsi, pour la première fois,

une distinction entre la position assise passive et la position assise mentalement active

en lien avec le risque de démence : elle révèle en pratique que les adultes qui adoptent des comportements sédentaires mentalement passifs pendant de longues périodes présentaient un risque accru de démence.

Remplacer les comportements sédentaires passifs par des comportements mentalement actifs permet de réduire le risque de démence plus tard dans la vie.

L’auteur principal, Mats Hallgren, chercheur en sciences de la santé publique à l’Institut Karolinska souligne : « Bien que la position assise n’entraîne qu’une dépense énergétique minimale, cette dépense peut varier selon le niveau d’activité cérébrale. La façon dont nous utilisons notre cerveau en position assise semble être un déterminant crucial des fonctions cognitives futures et, comme nous le démontrons ici, pourrait prédire l’apparition de la démence ».

L’étude est la première à établir une distinction entre la position assise passive et la position assise mentalement active en lien avec la démence. L’analyse des données cohorte de 20.811 adultes âgés de 35 à 64 ans, suivis pendant 19 ans, données portant sur la sédentarité, l’activité physique et d’autres comportements associés à la démence et l’identification des cas incidents de démence, révèlent que :

  • les comportements sédentaires mentalement actifs sont associés à une réduction du risque de démence chez les adultes d’âge moyen et les personnes âgées ;
  • l’augmentation du temps consacré à des comportements sédentaires mentalement actifs est associée à une réduction significative du risque de démence ;
  • le remplacement du temps passé en comportements sédentaires mentalement passifs par une durée équivalente de comportements sédentaires mentalement actifs est associé à une réduction du risque de démence.
  • Compte-tenu de la méthodologie adoptée, les chercheurs estiment que les résultats sont probablement généralisables à une population mondiale plus large.

 « La sédentarité est un facteur de risque omniprésent, mais modifiable, pour de nombreuses affections, dont la démence. Notre étude met en lumière le fait que tous les comportements sédentaires ne se valent pas ; certains peuvent accroître le risque de démence, tandis que d’autres peuvent avoir un effet protecteur.

Il est important de rester physiquement actif en vieillissant, mais aussi mentalement actif, surtout lorsqu’on est assis ».

Source: American Journal of Preventive Medicine 26 March, 2026 DOI:10.1016/j.amepre.2026.108317 Mentally Active Versus Passive Sedentary Behavior and Risk of Dementia: 19-Year Cohort Study

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Équipe de rédaction Santélog Mar 28, 2026Admin

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