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tenir la pose

Publié le 29 mars 2026 par Pjjp44
 tenir pose
Il fallait tenir la pose.C'était du sérieuxIl ne fallait pas rire, surtout ; justement, ça ne faisait pas sérieux.C'était un tableau de famille commandé au photographe.il avait fallu se déplacer dans ses plus beaux ornementset accompagné par celles qui n'étaient pas sur la photo,parce que ce n'était pas l'idée de la photo.Nous avions convenu du thème: Grand-Mère et ses petits enfants.Dans l'arrière boutique, derrière le rideau, de grosses lampes allumées,décors d'un autre monde, nous étions intimidés, curieux aussi, n'en perdant pas une miette.Nous écoutions les consignes, regardant l'objectif de l'opérateur en blouse bleue.Au moment voulu, au signal, nousretenions notre respiration; une fois, deux fois trois fois.Et ce fut fini déjà.Cela avait passé si vite...tenir pose
Une drôle d'histoire de "Pas de chance" dans la vitrine du libraire.

"Elle nous dit que Dieu est bon et que papa est con, je lui dis que je préfère quand même papa"  Fabienne Yvert       

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"Elle est là qui rodeje reconnais son haleinele bruit trainant de ses paset don ombredans l'obscurité totaleCela étant je fais comme sije ne me doutais de rienje meuble honorablement mon attenteje prends ma part des tâches domestiquesje lis à profusionj'écrisencore et toujoursQue puis-je faire d'autrepour oublier que ma viene tient quà un fil? "Abdellatif Laâbi "Dans l'attente"tenir pose
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"Les choses en soi ainsi que les choses qui apparaissent, tous les étants qui sont, s’appellent, dans le langage philosophique, des choses."Martin Heidegger    tenir pose

Source REVUE21 hiver2025tenir pose
"Je suis entré en moi
Sans un bruit dans mon tumulte
Pas un cri du bois
Pas un grincement du pêne
Rien
À peine le crissement d'une larme
Sur le désert d'une joue
J'ai poussé le verrou
Comme on passe la main
Sur un front moite
Ou sur un ventre chaud
Et la poigne qui me serrait le cou
A relâché son étreinte
Le grabat rouge de ma peau
Me tendait les bras
Et dans un râle de vague
Sur le cimetière d'une plage
Je m'y suis étendu
J'avais payé mon dû
J' ai fermé les yeux
Et aux horizons de ma rétine
Tout a vacillé
Le soleil de ma nuit interne
M'a mordu les paupières
Insensiblement le galop furieux
Des jours des soirs des nuits
S'est estompé
Mille hennissements l'ont salué
Là-bas ciel et terre
S'accouplaient sauvagement
Dans la gouttière oxydée
De mes artères
Le sang s'est remis à couler
À longs glouglous
Au rythme de ma respiration
Se commet l'assassinat
Inlassablement répété
De l'oxygène
Des armées en déroute
Refluent dans mes veines
Mon sang charrie des cadavres
Les électrons même
Ont déposé les armes
Brisé les fusils
Signé l'ignoble trêve
Et aux créneaux de la citadelle
Ne se dressent plus
Que de sombres déclins
Tandis que
Dans mon poing crispé
S'apaise
La brûlure du poignard
Qu'insidieusement l'on m'a glissé
En me disant :
La vie"
Christian Erwin Andersentenir pose
"Étirements de bleu
éclairs de blanc,
percées de vert,
étincelles de rouge,
chevauchées de brun,
dentelles de gris."   
  Léonor de Recondo   tenir pose
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Y'avait sur la fin, un bateauen partanceet j'étais toujours du voyagela nuitdans mes rêves.Tous les remorqueurs étaient de sortie;les bateaux pompe aussi.Les mirages ne sont jamais pingres sur les moyens.tenir pose
1935-Voyage. Grand Luxe. Fumées, Classe.Insouciance entre gens d'un monde réservé.Menus rafinés. Philosophie des grands espaces. Musique. Soirées. Bibliothèque. Cocktails.Rencontres. Petit chien. Lévrier. De l'eau jusqu'à plus soif et l'alcool en bulles.tenir pose
L'avant-scène.tenir pose

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