Aucun versant ne me retient.
Je n'appartiens à aucune rive.
Au long des cols ou au milieu du fleuve,
la brusque espérance tempère
en moi la longue amertume.
Que je rôde en barque le soir
autour des îlots boisés,
guidé par l'onde rampante des feux,
ou qu'à l'aube, vêtu de brume phosphorescente
je franchisse le damier scintillant des étangs,
j'éprouve la même infime sensation d'un vertige.
Touché par les larmes d'une joie infinie
que je sens infusée par tout l'espace vacant,
j'ai le sentiment alors de frôler la lisière
d'un monde au revers du monde, plus vaste
que celui-ci, plus allègre, et dont le rapide
reflet étincelle encore autour des choses muettes.
Jean-Pierre Chambon
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