Il est probable qu'elle vienne de très loin
Je ne sais qui elle est ni où elle se dirige
C'est seulement une femme qui se meurt d'amour
On le remarque à ses pétales de lune
A sa patience de coton, à ses
Lèvres sans baisers ou autres cicatrices
A ses yeux d'olive et de pénitence
Cette femme qui se meurt d'amour
Et pleure protégée par la pluie
Sait qu'elle n'est pas même aimée dans les rêves
Elle tient dans ses mains ses caresses vierges
Qui ne rencontrèrent nulle peau où se poser
Et , comme elle fuit du temps , sa luxure
Se déverse en une terrine de cendres .
Mario Benedetti
Partager cet article Repost0
è
ù
àé
à
è
é
éé
êéê
èù
é
&t;&version;
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Vous aimerez aussi :
Il y a
Le Roi errant
Les droits de l'homme
Connais-moi
Poètes d'aujourd'hui
« Article précédent