Tout comme je perçois la religion, je considère personnellement la théocratie comme profondément irrationnelle, et cela m'inquiète lorsqu'un tel régime se retrouve armé de l'arme nucléaire. Puisqu'une théocratie repose sur des croyances « irrationnelles », elle devient le sujet d'intenses débats philosophiques et politiques.
Or, d'aucuns voient dans la foi religieuse une forme de connaissance légitime. Sur la base d'analyses issues de la philosophie politique et d'exemples historiques, la théocratie est généralement considérée comme bâtie sur des fondements métaphysiques, plutôt que empiriques ou rationnels.
Pour certains, la croyance mystique n'est pas irrationnelle, mais plutôt « non rationnelle » ou « instinctive », car elle opère en dehors du champ de la logique empirique et de la vérification scientifique ; elle est souvent perçue comme une réalité expérientielle, interne ou subjective, plutôt que comme une contradiction directe à la réalité objective.
Parlons de sémantique et du serpent qui se mord la queue ! On prétend qu'il s'agit d'une expérience instinctive, c'est-à-dire d'une chose qui ne saurait être validée ou réfutée par des preuves logiques. Je ne suis absolument pas convaincu par cet argument — et je ne suis pas le seul —, car de nombreux critiques soutiennent que la religion organisée instrumentalise les croyances mystiques pour asseoir un contrôle social, maintenir une hiérarchie et imposer la conformité.
Les doctrines religieuses sont conçues pour préserver la solidarité sociale ou conforter le pouvoir des élites, plutôt que pour refléter une vérité objective. De surcroît, les croyances religieuses sont inculquées dès le plus jeune âge, avant même que l'esprit critique ne soit pleinement développé, créant ainsi un « angle mort » dans le processus de pensée de l'individu. Il existe également un autre « outil » : celui de la peur (celle de l'enfer, notamment) et le réconfort qu'elle procure — bien plus que les preuves tangibles —, faisant de la religion une « imposture » destinée à maintenir les fidèles sur le « droit chemin ». Enfin, la religion sert souvent à combler les lacunes de la connaissance en invoquant « Dieu » dès lors que la science ne dispose pas de réponse immédiate ; une approche illogique pour appréhender la réalité.
Tandis que les critiques dénoncent comme hypocrites le fait qu'Israël ne soit pas signataire du TNP, qu'il détient l'arme nucléaire et qu'il formule des exigences à l'égard de l'Iran, ses défenseurs rétorquent que la sécurité d'Israël est menacée par une nation ayant appelé à sa destruction, faisant de cette question une affaire de survie plutôt qu'une simple hypocrisie juridique.
Pourtant, la sinistre réputation d'Israël a été « acquise » au fil de près de huit décennies de mauvais traitements infligés au peuple palestinien. Je conclurai en disant que de voir des individus comme Bibi et l'Ayatollah armés de l'arme nucléaire ne me procure aucune tranquillité d'esprit. Je sais aussi que ce n'est guère mieux que les deux impies que sont Trump et Poutine !
