
Mots passantpar le trou du gris-washingun tier semaine.Morose ou mots roses ?En détricotant le dôme du jourje lie une béchamel maisonà l'humeur fondue,destin liquideavec une légère épaisseur et quelques caillotsà la gueule enfarinée.Mots passant au tamis éthéré:"Réchauffe moi tout ce gris! "


J'entends des voix enregistrées;des voix perduesdes voix de garage ou de grenier, de placard, de carton poussiéreux et de bande à part.Des voix d'avantmaisj'ai paumé la cléou alors elle s'est barréevers d'autres voiestoutes tracéeset si vite effacées.

Encore s'émerveiller des enfilades de mots.
Du premier au dernier en l'espèce
Du premier au dernier dans l'espace
nous renvoyant la balle à blanc,
comme une évidence.
Se "raconter", s'échapper aussi,
puiser dans l'étron commun et y faire pousser
des pensées invasives et pourtant si fragiles
et tellement dérisoires
...
Folâtrer dans la glaise d'un verbe écorché vif.
Il panse comme il peut
ses blessures.
Pôvre !
à la lueur du doute qui veille
( toujours )
pour le cueilleur
et pour le dire.
Ajouter au livre d'or de la grande supercherie
qui nous habille,quelque épitaphe à la gloire de l'ébauche fugitive,
hommage aux perspectives incongrues,
respect des impayables fulgurances,
révérence aux troubadours du potage de langue
publiés à compte pour du beurre .
Il y a trop de confusion en dehors des lignes
par où la vie pèche
à vagues qu'en veux-tu.
L'écriture à l'unisson des hommes n'a pas de semblable.
Elle tire la couverture vers elle pour essayer de se distinguer à la bonne heure du paraîtrenoyé dans l'être en souvenir.
Je lis mes complices galériens mais jusqu'où ira ma compréhension de fantaisies fondamentales ainsi exprimées ?
et que sais-je de l'échouage de ces paquets de mots amers, salés, acides, sucrés...
balancés à la baille et jetés en pâture aux vents de l'oubli.

Parfois on restaure de vieilles imagespour croire qu'on se répètequ'on respecte qu'on inspecte aussiles pas d'avantet toutes les concentrations de châteaux de sable
Des pas en avant pour entrer dans la danse des poussièresqui s'élèvent loin , très loin derrièreavec tous les sabots qui vont sur l'eau de la piste de danseet qui choquent le bois et les amarres des grandes voilespour se faire bellesà la surpatte
Un jour d'avantoù je farfouillerais dans les tréfons de ma boite en boismais sans pillosité excessiveje trouverais une lettresignée de nulle-part en langue abusiveme signalant à toute faim utile,que j'étions potentiellement bénéficiairedu gros lot ultime d'une grande/wonderlull partieorchestrée par les spécialistes du genre (et des autres aussi),il me suffisait alors,une fois que j'avis lu les 348 éléments du contratde renvoyer par la posteet timbréà son emplacement fait pour .Et là nous pouvions parmi quelques autres devenir l'heureux gagnant d'un chèquedont j'avions déjà le fac simulé entre les mains pas top bien réveilléeset que si j'achetais un petit quelque chose; ô pas grand chose,une pince à épiler les fraises ou une machine à faire des ventspar exempleet bien que mes chances de gagner le gros ballotaugmenteraient au centuple voir même plus..Mais ça c'était hier,aujourd'hui c'est dans ma virtual boxque je me noie à toute heure des jourssous des promesses de richesses multipleset avariées.Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait la promesse.
