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Grippe printanière 2026 : pourquoi ce virus inhabituel en mars inquiète les épidémiologistes belges et français

Publié le 13 mars 2026 par Actuzone

L\’hiver n\’en finit pas de lâcher prise, sur le plan épidémiologique du moins. Alors que les médecins généralistes et les pédiatres anticipaient habituellement un retrait progressif de l\’épidémie grippale à partir de fin février, Sciensano en Belgique et Santé Publique France publient ce vendredi des données qui témoignent d\’une persistance inhabituelle de la circulation du virus influenza en ce début de mars 2026.

Des chiffres qui interpellent

En Belgique, le taux d\’incidence de la grippe clinique s\’établit à 186 cas pour 100 000 habitants cette semaine, un niveau qui devrait théoriquement se situer en dessous du seuil épidémique (140/100 000) à cette période de l\’année. En France, Santé Publique France signale 1,2 million de nouveaux cas estimés sur la dernière semaine de surveillance, avec une concentration notable dans les classes d\’âge 5-14 ans et 65 ans et plus.

Le coupable : un variant H3N2 atypique

Les laboratoires de virologie de référence de Liège et de Paris ont identifié la cause de cette résurgence printanière : un sous-type du virus H3N2 présentant des mutations antigéniques significatives par rapport à la souche qui circulait massivement en janvier-février. Cette dérive antigénique partielle explique pourquoi certaines personnes vaccinées ou ayant déjà eu la grippe cet hiver peuvent être touchées à nouveau par ce nouveau variant.

\ »Ce n\’est pas une situation de pandémie et nous ne sommes pas face à un nouveau virus. Mais c\’est un phénomène épidémiologique inhabituel qui nécessite une surveillance renforcée\ », nuance le Dr Xavier Vermeulen, épidémiologiste à Sciensano, lors d\’un briefing presse ce matin.

Les symptômes de cette souche printanière

Les cliniciens rapportent un tableau clinique légèrement différent de la grippe hivernale classique. Les patients présentent plus fréquemment une rhinite persistante et une toux sèche prolongée (parfois jusqu\’à 3 semaines) avec une fièvre moins élevée mais plus durable (38,5°C pendant 5 à 7 jours en moyenne). Les formes sévères nécessitant une hospitalisation restent rares et concernent principalement les profils à risque habituels.

Faut-il se faire vacciner maintenant ?

La question est légitime pour les personnes non vaccinées cette saison. Les autorités sanitaires belges et françaises indiquent que les vaccins quadrivalents disponibles offrent une protection partielle estimée à 45-50% contre ce variant H3N2 muté — moins efficace qu\’en début de saison, mais toujours protecteur contre les formes graves. Pour les plus de 65 ans, les immunodéprimés et les femmes enceintes, la vaccination reste recommandée même en mars.

Les gestes barrières toujours essentiels

Face à cette résurgence, les autorités rappellent l\’importance des mesures de protection individuelle : lavage des mains régulier, aération des espaces intérieurs et port du masque recommandé (non obligatoire) dans les transports en commun pour les personnes présentant des symptômes respiratoires. Restez chez vous si vous êtes fiévreux — votre guérison n\’en sera que plus rapide et vous protégerez vos collègues et proches.

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