
Les grains chargés de feu, poussières de soleil Sous le ciel qui attend une improbable pluiePsalmodient dans le vent l’étrange nostalgie D’une terre d’antan, de prairies en éveil Ils se frottent le corps en musicalité De mélopées nimbées de présence divineExhibent des pensées en notes sibyllinesQui hantent le désert et son immensité Leur voix geint en pulsion d’un tambour minéral Où se joignent les cris d’une corde frottée Par l’invisible bras au velouté d’archetComplainte cristalline, siliceuse vocaleLa facétie de djinns sous l’éclat de la luneDans la nuit de froideur qui revêt le bédouin S’immisce dans l’écho des immuables grainsMythifiant à jamais le doux chant de la dune
