La contrepèterie était géniale. Pas besoin d’IA : l’intelligence réelle avait fait le boulot. Et mon cerveau fécond, surtout très con, voit assez vite ce genre de choses.
Cette année, c’est encore plus dur. Sans être un grand climatologue, je me dis que ce n’est que le début. Physiquement, je suis épuisé. Cette semaine, en CSE, j’ai provoqué un clash avec la direction. Mon groupe a quitté la séance. C’était chaud. Électrique.
D’ailleurs, tout l’est. Électrique, je ne sais pas. Chaud, sans doute.
Là, je viens de réécouter le ministre du Travail, Farandou, venu chez moi sans que je le sache — dommage, Pierrot. Rarement j’ai vu à ce niveau une telle absence d’empathie et d’humanité.
« On ne va pas mettre la France à l’arrêt pour 30 °C », semble-t-il nous expliquer. Oui. Sauf que là, mon bon monsieur, on parle parfois de 40 °C. Et beaucoup de grouillots, qui n’ont ni votre salaire ni votre costume, douillent en pleine chaleur.
À titre personnel, je suis épuisé. Ma dépense calorique, dixit ma montre connectée, est minable. Et pourtant je me sais plutôt en bonne santé physique. Mais là, je suis vidé. Je vois l’effet de la déshydratation, alors même que je dois boire trois bouteilles d’eau. Le ventre est une usine à n’importe quoi, la tête n’y arrive plus, les jambes sont coupées.
Je n’ai jamais été climatosceptique. Il faut être aveugle pour ne pas voir que le climat devient plus extrême. Le nucléaire pourrait être une partie de la solution, mais nous avons des intégristes qui en font un tabou.
Enfin, les canibales s’amusent bien, et c’est l’essentiel.
