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Comment devenir DevOps quand on travaille déjà dans l’informatique ?

Publié le 16 juillet 2026 par Crocodanser
Changer de serveur DNS sur Windows 11

Le mot DevOps revient partout dans les offres d’emploi tech. Il sonne moderne, un peu mystérieux, presque comme un sort dans Harry Potter version serveur Linux. Pourtant, derrière ce terme, l’idée est assez simple : le DevOps fait le lien entre ceux qui créent une application et ceux qui doivent la faire tourner correctement.

Dans une entreprise, les développeurs écrivent le code. Les équipes systèmes, cloud ou infrastructure s’assurent que ce code fonctionne sur des serveurs, reste disponible, sécurisé et performant. Le DevOps se place entre les deux mondes. Son rôle est d’éviter que chaque mise en production ressemble à une partie de Jenga où personne n’ose toucher la prochaine brique.

C’est donc un métier très concret, souvent accessible aux personnes qui ont déjà quelques années d’expérience dans l’informatique. On y vient rarement par hasard, et encore plus rarement comme tout premier poste. Mais pour un développeur, un administrateur système ou un profil infrastructure, c’est une évolution très logique.

🔗 C’est quoi un DevOps, simplement ?

Un DevOps est un profil hybride. Il comprend comment une application est développée, comment elle est déployée, comment elle fonctionne en production et comment elle peut tomber en panne. Et croyez-moi, une application finit toujours par tomber en panne un jour. Souvent le vendredi. Souvent à 17h42.

Son objectif est de rendre le passage du code à la production plus fluide. Il automatise les déploiements, configure les environnements, surveille les performances, améliore la fiabilité des services et facilite la collaboration entre les équipes.

La formation apprendre à devenir DevOps proposée par Jedha s’adresse justement aux personnes qui ont déjà une expérience dans la tech. Elle ne demande pas de repartir de zéro : le parcours est conçu pour des profils ayant au moins deux ans d’expérience dans l’informatique. En 187 heures, on y apprend notamment à déployer des applications dans le cloud avec AWS, à automatiser les mises en ligne pour qu’une nouvelle version parte sans casser le service, et à surveiller une infrastructure pour qu’elle reste stable même quand la charge augmente. La formation prépare aussi à la certification AWS Solutions Architect Associate, très reconnue dans l’écosystème cloud. Elle peut être suivie en 5 semaines à temps plein ou en 14 semaines à temps partiel, ce qui permet de la suivre en parallèle d’un poste. Elle est également éligible au CPF.

Pour prendre une image simple : le développeur construit la voiture, l’équipe infrastructure prépare la route, et le DevOps s’assure que la voiture roule bien, que le GPS fonctionne, que les pneus tiennent et que personne ne découvre au dernier moment que le pont est fermé.

🚀 Qui peut devenir DevOps ?

Le DevOps n’est pas forcément un métier de débutant. Il demande de comprendre plusieurs couches techniques à la fois : le code, les serveurs, le réseau, le cloud, les outils de déploiement, la sécurité et la supervision.

Les profils qui y arrivent le plus naturellement sont souvent les développeurs backend, les administrateurs systèmes, les ingénieurs cloud, les techniciens infrastructure ou les profils support avancé. Chacun part avec ses forces.

Un développeur connaît déjà Git, les environnements applicatifs, les dépendances, les tests et les cycles de version. Il devra renforcer ses compétences système, réseau, cloud et automatisation.

Un administrateur système connaît déjà Linux, les serveurs, les droits, les services, les logs et les incidents en production. Il devra progresser sur les pratiques de développement, les pipelines CI/CD et l’infrastructure as code.

Le point commun, c’est l’expérience terrain. Le DevOps doit savoir ce qui se passe quand tout fonctionne, mais surtout quand plus rien ne fonctionne. Parce que dans l’informatique, le vrai niveau ne se voit pas quand les voyants sont verts. Il se voit quand tout clignote rouge et que quelqu’un demande : “On peut remettre le site en ligne rapidement ?”

🧰 Les compétences indispensables à apprendre

La première compétence à maîtriser, c’est Linux. Une grande partie des infrastructures web repose dessus. Il faut savoir utiliser le terminal, comprendre les permissions, gérer les services, consulter les logs et diagnostiquer les ressources d’une machine. Ce n’est pas toujours glamour, mais c’est la boîte à outils de base.

Ensuite, il faut être à l’aise avec Git. Pour un DevOps, Git n’est pas seulement un outil de développeur. C’est aussi la base des workflows modernes, des branches, des versions et souvent des déploiements automatisés. Une mauvaise gestion Git peut vite transformer un projet propre en tiroir à câbles impossible à démêler.

Le réseau est également essentiel. DNS, HTTP, HTTPS, ports, certificats SSL, reverse proxy, pare-feu : pas besoin de devenir un routeur humain, mais il faut comprendre comment une requête arrive jusqu’à une application. Quand quelqu’un dit “le site ne marche pas”, cela peut vouloir dire beaucoup de choses. Le serveur est peut-être en panne, le certificat expiré, le DNS mal configuré… ou l’utilisateur n’a tout simplement plus Internet. Oui, ça arrive. Même chez moi.

Le cloud est un autre pilier. AWS, Microsoft Azure et Google Cloud sont les trois grands environnements à connaître. Vous pouvez commencer par un seul, puis élargir ensuite. AWS est souvent un bon choix pour démarrer, car il est très demandé et très présent sur le marché.

Enfin, il faut apprendre l’automatisation. Docker, GitLab CI/CD, GitHub Actions, Terraform, Ansible ou Kubernetes font partie des outils courants. L’objectif n’est pas de tous les maîtriser dès le départ, mais de comprendre leur rôle. Docker sert à emballer une application dans un environnement reproductible. Terraform permet de décrire une infrastructure comme du code. Les pipelines CI/CD automatisent les tests, les builds et les déploiements. Kubernetes orchestre des conteneurs à grande échelle.

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🎓 Comment se former efficacement ?

Le meilleur moyen de progresser est de construire un projet complet, même simple. Par exemple : créer une petite application, la mettre dans un dépôt Git, la conteneuriser avec Docker, la déployer dans le cloud, automatiser son déploiement puis ajouter de la supervision.

Ce type de projet permet de relier les notions entre elles. C’est beaucoup plus utile que d’enchaîner des tutoriels sans jamais pratiquer. Regarder quelqu’un configurer un serveur ne suffit pas, de la même manière que regarder une vidéo de plomberie ne garantit pas que votre évier survivra à votre intervention.

Les certifications cloud sont aussi intéressantes. AWS, Google Cloud et Microsoft Azure proposent des parcours reconnus. Elles ne remplacent pas l’expérience, mais elles donnent un cadre d’apprentissage et rassurent les recruteurs.

Les formations universitaires, les écoles d’ingénieurs et les MOOCs sur Coursera, edX ou Udemy peuvent également être utiles. L’important est de choisir une progression cohérente. Commencez par les bases système, Git, Docker et le cloud, puis ajoutez progressivement la CI/CD, l’infrastructure as code, le monitoring et Kubernetes.

🤝 Les qualités d’un bon DevOps

Un bon DevOps n’est pas seulement quelqu’un qui connaît beaucoup d’outils. C’est une personne rigoureuse, curieuse, calme sous pression et capable de communiquer avec plusieurs équipes.

Il doit savoir expliquer un problème technique simplement, documenter ses choix et éviter de devenir le seul gardien d’un système incompréhensible. Si personne d’autre ne peut comprendre votre pipeline, ce n’est pas un chef-d’œuvre : c’est une escape room.

La pédagogie compte beaucoup. Le DevOps aide les équipes à mieux travailler ensemble. Il ne se contente pas de réparer les incidents : il cherche à éviter qu’ils se reproduisent.

✅ En résumé

Pour devenir DevOps, il faut apprendre à relier le développement, l’infrastructure, le cloud et l’automatisation. Ce n’est généralement pas un premier métier, mais une évolution naturelle pour quelqu’un qui travaille déjà dans l’informatique.

Le bon chemin consiste à consolider Linux, Git et le réseau, puis à pratiquer Docker, le cloud, la CI/CD, l’infrastructure as code et la supervision. Une formation structurée ou une certification cloud peut accélérer la transition, surtout si vous avez déjà deux ou trois ans d’expérience technique.

Le DevOps, au fond, c’est la personne qui fait en sorte que le logiciel ne reste pas seulement “fonctionnel sur mon PC”, mais qu’il fonctionne vraiment, pour de vrais utilisateurs, dans de vraies conditions. Et ça, dans notre petit monde numérique, c’est déjà une sacrée compétence.

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